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Kenya: les écoles fermées jusqu'à la fin de l'année, un défi pour les familles

Une écolière kényane travaille chez sa grand-mère pour pouvoir profiter d'internet, son école étant fermée à Nairobi en raison du coronavirus.
Une écolière kényane travaille chez sa grand-mère pour pouvoir profiter d'internet, son école étant fermée à Nairobi en raison du coronavirus. Yasuyoshi CHIBA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le coronavirus a entraîné une année blanche pour les 17 millions de jeunes scolarisés. Alors que les écoles sont fermées depuis 3 mois, le président a annoncé qu’elles le resteraient pour la plupart jusqu’en janvier, début de la prochaine année scolaire. Par ailleurs tous les élèves resteront dans la même classe l’an prochain. Des annonces lourdes de conséquence pour les familles.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

Beres Kangu a deux enfants scolarisés. Elle comprend la décision des autorités de fermer les écoles, mais les prochains mois s’annoncent très compliqués pour elle. Sa petite activité de vente de fruits et légumes au marché risque de ne pas suffire.

Elle soutient le gouvernement car à cause du virus les enfants peuvent s’infecter à l’école. Mais leur prise en charge à domicile, en permanence alourdit les frais, ce qui est d’autant plus dur que les affaires sont mauvaises. Et comme tout le monde va redoubler, les frais scolaires de l’année en cours ont été jetés par la fenêtre. Pour sa fille adolescente, c’est par exemple 400 dollars dépensés pour rien.

A cela s’ajoute le loyer à payer et son emplacement au marché. Beres Kangu dit qu’elle ne sait pas comment elle va tenir. Elle ne gagne pas assez pour nourrir la famille et doit puiser dans ses économies. Déjà, elle a arrêté de déjeuner pour réduire ses dépenses.

Gérer 24h sur 24 les enfants est d’autant plus compliqué quand on est mère célibataire. Jane Makoha en a sept qu’elle doit élever seule. Elle ne peut pas à la fois les surveiller et travailler, d’autant que la situation les perturbe.

Elle explique que comme elle n’a plus de mari, elle joue le rôle de père et de mère en même temps. Or ses enfants sont frustrés. Ils veulent retourner à l’école. Les plus âgés sont en colère d’avoir perdu une année d’étude. Conséquence : depuis quelques semaines, Jane Makoha a constaté des problèmes d’indiscipline dans la famille. « Ils n’arrêtent pas de sortir, d’aller voir des amis, c’est très dur de les canaliser, ils sont comme des lions en cage », dit-elle.

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