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RDC: le groupe armé NDC-R annonce la destitution de son commandant Guidon Shimiray

Des tirs ont été entendus aux alentours du quartier général du NDC-R à Pinga, dans la province du Nord-Kivu. (image d'illustration)
Des tirs ont été entendus aux alentours du quartier général du NDC-R à Pinga, dans la province du Nord-Kivu. (image d'illustration) Photo: Monusco/ Ngwa Julius Nde
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Guidon Shimiray, le commandant du Nduma Defense of Congo-Rénové (NDC-R), a été destitué jeudi 9 juillet, selon un communiqué signé par le porte-parole de ce groupe armé qui est parmi les plus importants du pays.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Selon ce communiqué du groupe armé, il est reproché à Guidon Shimiray un « comportement déviationniste » par rapport à la lutte du mouvement, « des violations graves du droit international humanitaire et droits humains ».

Ce communiqué signé le 8 juillet évoque des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies contre Guidon Shimiray, en 2018 et le mandat d’arrêt de la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu en 2019.

Le nouveau commandement de NDC-R, dirigé par celui qui était jusque-là n°2 du mouvement, s’est dit également déterminé à déposer les armes et tend la main à Félix Tshisekedi.

Affrontements à Pinga

Jeudi matin, des tirs ont été entendus aux alentours du quartier général du NDC-R à Pinga, dans l’Est de la RDC. Des blessés et des morts ont également été signalés. Selon plusieurs sources, il s’agit d’un affrontement engagé par le nouveau commandement du groupe armé contre les fidèles de Guidon Shimiray.

Selon l’armée, Guidon Shimiray s’est échappé avec 25 de ses collaborateurs et combattants. Les FARDC affirment également qu’elles ont engagé des opérations pour les retrouver. Huit de ces combattants auraient été tués dans cette traque, ajoute l’armée.

Les méthodes du NDC-R

C’est en 2015 que ce chef milicien a pris la tête de NDC-R. Sous sa direction, ce mouvement armé s’est d’abord attaqué principalement aux rebelles Hutus rwandais, bénéficiant parfois des largesses des officiers FARDC, selon plusieurs enquêtes. Nouant des pactes avec certaines milices locales, le NDC-R était parvenu à prendre le contrôle d’un grand nombre de sites miniers.

Rapidement la méthode NDC-R avait commencé à faire parler. Des accusations d’utilisations d'enfants soldats, des prélèvements de taxes illégales dans les zones aurifères, l’utilisation de ces recettes pour acheter des armes en violation de l’embargo imposé à la RDC sont rapportés.

Le NDC-R s’est montré davantage violent ces derniers mois. Selon le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), ses combattants ont commis au moins 49 atteintes aux droits de l’homme en mai, principalement dans les territoires de Rutshuru, de Masisi et de Lubero.

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