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La crise du coronavirus menace dangereusement la presse sud-africaine

Test de dépistage du Covid-19 à Durban, en Afrique du Sud (image d'illustration)
Test de dépistage du Covid-19 à Durban, en Afrique du Sud (image d'illustration) REUTERS/Rogan Ward
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les journaux sud-africains connaissent des difficultés financières depuis des années mais la crise du coronavirus est en train de leur donner le coup de grâce. Les projets de restructurations et licenciements s’enchainent. La situation inquiète grandement le syndicat de la profession.

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Avec notre correspondant à Johannesburg, Noé Hochet-Bodin

Deux magazines d’envergure nationale, 80 petites publications et 700 journalistes au chômage. C’est pour l’heure le bilan de la crise du coronavirus sur l’industrie des médias sud-africaine.

L’horizon s’annonce bien plus sombre. A venir, trois autres plans de restructuration, dont celui du groupe de presse écrite Naspers, qui profite de la crise pour basculer plus largement sur le numérique avec au passage la suppression de 500 emplois.

Le syndicat de la profession, le Sanef, est, lui, alarmiste. Il estime à 50 000 le nombre de d’emplois menacés à long terme au sein de la presse écrite. La faute en partie à des revenus publicitaires en chute libre. Ils ont fondu pour l’ensemble des médias. Entre 40 et 100% pour certains titres.

La presse écrite qui n’est d’ailleurs pas la seule touchée. Le principal groupe de radio sud-africain annonce vouloir restructurer à la rentrée. C’est déjà le cas de la SABC, l’audiovisuel public, qui va se séparer de 600 employés en septembre.

Alors pour soutenir financièrement les nombreux journalistes indépendants ou récemment licenciés, le Sanef a organisé un fonds d’urgence. A l’image des difficultés du secteur, il n’est pour l’instant pas très élevé. A hauteur de 23 000 euros.

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