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Des Mahorais bloqués aux Comores attendent toujours leur rapatriement en France

Une rue principale de Moroni, aux Comores, en mars 2019. (image d'illustration)
Une rue principale de Moroni, aux Comores, en mars 2019. (image d'illustration) YOUSSOUF IBRAHIM / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une centaine de personnes se sont rassemblées lundi matin devant l’ambassade de France à Moroni. De nationalité française ou titulaire d’une carte de séjour, ce sont des résidents de Mayotte bloqués depuis l’arrêt des avions durant la crise sanitaire. Ils exigent une solution de rapatriement car ils sont français ou parents d’enfants mineurs français.

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Avec notre correspondante à Moroni, Anziza M’Changama

En tout, île d’Anjouan comprise, ils sont près de 500 dans le même cas. Trois représentants du groupe de protestataires ont été reçus à l’ambassade mais rien n’a concrètement avancé. Deux principales raisons de blocage sont invoquées : les liaisons aériennes et maritimes pas encore rétablies entre Mamoudzou et Moroni et la reprise des expulsions de Mayotte des Comoriens en situation irrégulière.

Bloqués depuis 4 mois à Anjouan ou en Grande Comore, ces résidents mahorais se disent déclassés en citoyens de seconde zone. « Quand un avion vient, ils n’appellent pas tout le monde. Ils préviennent les personnalités spéciales ou puissantes. On n’en fait pas partie. A certains on le cache et certains on les appelle pour qu’ils puissent partir », avance l'un d'entre eux. « Je suis venu avec un enfant. Je suis bloqué avec un enfant de 2 ans de nationalité française. Mais on n’a plus le choix ! On a utilisé tout notre argent » ,déplore un autre.

Les protestataires déplorent que leurs enfants, tous Français, soient utilisés comme monnaie d’échange dans le bras de fer qui oppose la France et les Comores sur l’expulsion de Comoriens clandestins depuis Mayotte. Ils refusent de faire l’objet d’un chantage politique.

« Le préfet de Mayotte ne veut pas qu’on soit rapatriés tant que les clandestins de là-bas ne sont pas expulsés vers ici. On est dans la politique là. Eux ils sont clandestins, des sans-papiers ; nous on est en règle, citoyens français. Faire des échanges, c’est pas normal ce qu’il se passe. C’est du racisme. Alors qu’il oublie que nos enfants ont la nationalité française et n’ont pas de passeport comorien mais un passeport bordeaux, français. C’est eux-mêmes qui leur ont délivré. »

Paris reconnaît des conséquences humanitaires préoccupantes et espère permettre progressivement et très prochainement le retour de tous.

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