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Covid à Madagascar: les centres de santé de base mobilisés malgré leur sous-équipement

Dans un centre de santé de Base d'Isotry, un bas quartier de la capitale malgache.
Dans un centre de santé de Base d'Isotry, un bas quartier de la capitale malgache. RFI/Sarah Tétaud
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Face à la forte augmentation de cas de coronavirus dans la capitale et à des hôpitaux saturés, les autorités malgaches ont revu leur stratégie de prise en charge des malades du Covid-19. En cas de symptômes, c'est vers ces centres de santé de base (CSB) que la population doit se rendre a indiqué dimanche soir 12 juillet le chef de l'État, Andry Rajoelina. De petites structures de santé de proximité présentent sur tout le territoire mais souvent sous-équipées et qui manquent de personnel.

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Avec notre correspondante à Antananarivo,  Laetitia Bezain

Les centres de santé de base de la Grande Île ont été mis à contribution dans la lutte contre la pandemie. 27 centres de l'Analamanga, région où se situe la capitale, ont été appelés en renfort pour traiter les malades présentant des symptômes du coronavirus. Ces structures de santé publiques sont souvent exigues et ne sont pas toujours tenues par un médecin. Si le président de la République a annoncé que des docteurs du privé viendraient grossir les rangs du personnel, cela ne suffit pas à rassurer Jerisoa Ralibera, le président du syndicat des infirmiers et des sages-femmes.

« Confondre dans un même centre les Covid et les autres maladies, vu le nombre insuffisant de personnel, de matériel, cela représente un risque pour les autres malades d'attraper le Covid. L'infrastructure fait défaut depuis longtemps. »

Des patients qui pourraient se contaminer entre eux. Mais l'angoisse est aussi du côté des soignants explique le Docteur Abel Ranaivoson, président du syndicat des médecins fonctionnaires. « Les inquiétudes des médecins concernent l'insuffisance d'équipements de protection individuelle. Si ces équipements ne sont pas disponibles au niveau des centres de santé de base, c'est difficile de prendre en charge les malades. C'est un peu risqué pour les personnels de santé. Mais il n'y a pas le choix, on va faire le diagnostic clinique et traiter directement pour sauver la population. »

Les CSB ne prendront pas en charge les formes graves de la maladie ont précisé les autorités. Les agents de santé y effectuent la consultation et la prescription de médicaments. Face à la saturation des hôpitaux, un centre d'urgence a été ouvert en périphérie de la capitale pour soigner les cas qui nécessitent une hospitalisation. Deux autres installés dans un lycée de la capitale et au Palais des Sports de Mahamasine doivent ouvrir leurs portes dans les prochains jours.

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