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Soudan: les États-Unis sanctionnent des personnalités et entités russes liées à Evgueni Prigozhin

Evgeny Prigozhin (G) assiste le Premier ministre russe Vladimir Poutine lors d'un dîner avec des universitaires et journalistes étrangers au restaurant Cheval Blanc dans les locaux d'un complexe équestre à l'extérieur de Moscou le 11 novembre 2011.
Evgeny Prigozhin (G) assiste le Premier ministre russe Vladimir Poutine lors d'un dîner avec des universitaires et journalistes étrangers au restaurant Cheval Blanc dans les locaux d'un complexe équestre à l'extérieur de Moscou le 11 novembre 2011. REUTERS/Misha Japaridze
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce proche de Vladimir Poutine a déjà été plusieurs fois épinglé par le Trésor américain, notamment pour avoir tenté d’influencer les élections américaines de 2016 sur les réseaux sociaux. Cette fois, Washington sanctionne huit cibles : trois Russes et cinq sociétés, tous soupçonnés d’aider Evgueni Prigozhin à contourner les sanctions avec des actions menées en particulier au Soudan.

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Avec notre correspondant à Nairobi,  Sébastien Németh

Le Trésor américain dit vouloir empêcher les interférences de Evgueni Prigozhin avec la transition politique en cours au Soudan, et permettre au gouvernement de reprendre le contrôle de ses richesses nationales.

Le Russe utiliserait plusieurs sociétés pour contourner les sanctions déjà prises par les Américains contre lui. Ces entreprises lui permettraient notamment de réaliser des opérations en dollars. Entre 2018 et 2019, trois entités basées en Asie auraient ainsi facilité une centaine de transactions pour le compte de Prigozhin, pour plus de 7 millions de dollars. Des mouvements de fonds lui permettant de continuer ses activités au Soudan…

Le Trésor en cite deux. D’abord l’exploitation de mines d’or, accordées en 2017 par Omar el-Béchir. Un business géré à travers une société écran soudanaise. Washington pointe aussi la présence de Wagner, la très opaque société paramilitaire dont les traces des mercenaires se retrouvent dans le pays et ailleurs sur le continent…

L’ancien vendeur de hot dogs qu’on surnomme « le chef de Poutine », aurait également piloté des campagnes de désinformation sur Internet. Des programmes d’influence tournés contre la révolution, afin de protéger l’ancien président Beshir avant sa chute.

Les biens des huit cibles visées, qui seraient détenus par des Américains, sont désormais gelés. Aucun Américain n’a le droit de collaborer avec eux. Les étrangers qui le feraient s’exposeraient eux aussi à des mesures, avertit Washington.

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