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Quelle solution régionale pour le nord du Mozambique?

Macomia, dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, en juin 2018.
Macomia, dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, en juin 2018. EMIDIO JOSINE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La province de Cabo Delgado, véritable eldorado pour les compagnies minières et gazières, est en proie depuis 2017 à des violences perpétrées par les islamistes du groupe Al-shabab, dont le groupe État islamique revendique les actions. Plus de 1 300 personnes ont été tuées en trois ans, selon l’ONG Acled (Armed Conflict Location and Event Data Project), mais aucune intervention régionale ou internationale n’a encore été mise en place.

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Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

Malgré des opérations répétées, le Mozambique ne parvient pas à maîtriser la région de Cabo Delgado. Et désormais, le temps presse, selon Martin Ewi, chercheur au sein de l’Institut d’études de sécurité (ISS). « Le Mozambique doit se rappeler d’autres expériences en Afrique, où les pays ont choisi la stratégie de l'autruche. En niant qu’une insurrection existe, en repoussant à plus tard des actions, cela peut vite devenir totalement hors de contrôle. »

L’Union africaine attend une action de la SADC qui a, en mai dernier, reconnu le danger de l’insurrection pour toute la région. Mais aucune intervention n’est pour l’instant en vue, selon Martin Rupiya, du centre africain pour la résolution constructive des conflits (ACCORD). « La SADC doit être officiellement invitée à intervenir. Et les pays attendent jusqu’à dernier moment pour se tourner vers l'institution. D’autres techniques ont d’abord été essayées, comme l'intervention de compagnies de sécurité privée, car personne ne veut voir cette région être cataloguée comme zone de conflit. »

Et une solution militaire seule ne suffira pas, selon Martin Rupiya. « Ce qui se passe à cet endroit, c’est que les groupes rebelles profitent d’un sentiment d’injustice et de colère, une situation renforcée par la présence de ressources comme des rubis ou du gaz. Une option militaire n’est qu’un bout de la solution, il y a surtout besoin d’investissements pour créer des infrastructures, des emplois, et redonner de l’espoir. » Selon l’ONU, plus de 200 000 personnes ont été déplacées depuis le début des attaques.

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