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La population érythréenne confinée et tiraillée par la faim

Dans une rue d'Asmara, capitale de l'Érythrée.
Dans une rue d'Asmara, capitale de l'Érythrée. Olivier Rogez/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'organisation érythréenne de défense des droits de l'homme Human Rights Concern se dit très inquiète de la situation de détresse alimentaire dans le pays, conséquences des mesures restrictives liées à la pandémie de Covid-19.

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Avec 215 cas officiellement recensés et aucun décès déclaré, le gouvernement de ce pays fermé se veut rassurant. Mais pour la directrice de l'organisation Human Rights Concern, Elsa Chyrum, les chiffres officiels ne sont pas crédibles. Et les conséquences du confinement sont dramatiques, à la fois pour la population confinée et pour les nombreux prisonniers.

« Plus de deux millions de personnes ont faim. La jeunesse érythréenne est enrôlée depuis des années dans le service militaire obligatoire, donc leurs parents ne peuvent pas bénéficier de leur soutien. Et beaucoup sont des travailleurs, qui dépendent d'une activité quotidienne. Ils n'ont ni économies ni salaire. Ils ne peuvent même pas mendier puisqu'ils ne peuvent pas sortir pour demander la charité. Si les gens ne travaillent pas, ne gagnent rien, ils ne peuvent pas se nourrir. Et le gouvernement n'a distribué aucune aide alimentaire, ni aux pauvres, ni aux vieillards, ni aux handicapés, ni aux familles avec des enfants. Quant aux prisons, nous avons parlé avec un détenu. Rien n'a changé. Les prisons sont surpeuplées. Dans un seul hangar, 400 détenus sont enfermés ensemble. Ils dorment par terre, côte à côte. Ils n'ont pas la place d'étendre leurs jambes, alors ne parlons même pas de distanciation sociale ! »

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