Accéder au contenu principal

Barrage de la Renaissance: la montée de l'eau liée aux intempéries, selon l'Éthiopie

Images satellite du barrage de la Renaissance se remplissant. Un phénomène dû à la météo, selon l'Éthiopie.
Images satellite du barrage de la Renaissance se remplissant. Un phénomène dû à la météo, selon l'Éthiopie. Maxar Technologies via AP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le barrage de la Renaissance est en train de se remplir d’eau. Le chantier construit sur le Nil en Éthiopie est bientôt achevé, mais l’Égypte et le Soudan, situés en aval, s’inquiètent. Un énième round de négociations a échoué mardi. Or, des images satellites ont révélé que le réservoir se remplissait. Pour Le Caire et Khartoum, une ligne rouge a été franchie.

Publicité

Avec notre correspondant régional, Sébastien Németh

Toute la question est de savoir si c’est la nature ou si c’est l’homme qui remplit le réservoir. Le ministre éthiopien de l’Eau a déclaré, mercredi 15 juillet dans les médias d’État, que le remplissage était en cours, en conformité avec le processus de construction du barrage. « Les deux vont de pair. Le niveau de l’eau est passé de 525 à 560m », a précisé Seleshi Bekele.

► À lire aussi : Marc Lavergne: « L'éclatement de l'Éthiopie serait un drame pour toute la région »

Or, on est en pleine saison des pluies, et le phénomène est constaté chaque année. Sauf que dans ses propos, le ministre sous-entend une opération technique en cours.

Quelques heures plus tard, le Soudan a dit que le Nil Bleu perdait 90 millions de mètres cubes par jour, soit 36 000 piscines olympiques. Khartoum a alors accusé son voisin d’avoir fermé les vannes d’écoulement pour que l’eau s’accumule. Ce qui serait une procédure unilatérale lancée sans accord entre les parties. L’Égypte a renchéri en demandant des explications immédiates aux Éthiopiens.

Propos « mal rapportés », selon les médias éthiopiens

Addis-Abeba a alors fait marche arrière. Les médias nationaux se sont excusés, disant avoir mal rapporté les propos du ministre. Seleshi Bekele a expliqué qu’à cause des intempéries, « l’afflux était supérieur aux capacités d’écoulement ». C’est donc le ciel qui est responsable, pas les ingénieurs.

► À lire aussi : Barrage de la Renaissance: que veut l'Éthiopie ?

La rhétorique se tend encore et chaque mot compte, même si, selon les experts, on est loin d’une pénurie d’eau au Soudan ou en Égypte. La balle semble désormais dans le camp de l’Union africaine, qui va vite devoir s’activer pour relancer le dialogue.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.