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Éthiopie: plus de 5 000 détenus liés aux émeutes du 29 juin, selon Amnesty

Rassemblement de la communauté éthiopienne oromo à Washington, le 17 juillet 2020.
Rassemblement de la communauté éthiopienne oromo à Washington, le 17 juillet 2020. Daniel SLIM / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans un communiqué publié ce samedi 18 juillet, Amnesty International a demandé aux autorités éthiopiennes de révéler le sort réservé aux figures de l'opposition arrêtées en même temps que des manifestants ayant participé aux violences qui ont ensanglanté le pays à partir du 29 juin.

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Selon Amnesty International, plus de 5 000 personnes sont encore détenues dans le cadre de procédures judiciaires opaques. Ces détentions sont sont liées avec les émeutes dont les violences ont mis le pays à feu et à sang à partir du 29 juin, tuant au moins 239 personnes. L'ONG demande au gouvernement éthiopien de révéler le sort des figures de l'opposition arrêtées en même temps que les manifestants violents.

« Certains sont tout simplement non localisables, spécialement les dirigeants du Front de libération oromo, dénonce Fisseha Tekle, chercheur sur l'Éthiopie pour Amnesty International, au micro de Léonard Vincent, du service Afrique de RFI. Leurs familles et leurs avocats n'ont pas réussi à savoir où ils sont détenus, que ce soit à Addis Abéba ou dans la région de l'Oromiya, ou dans les environs de la capitale. »

Risque de tortures ou de disparition

« Pour ce qui est des détenus arrêtés en dehors d'Addis Abéba, poursuit Fisseha Tekle, nous sommes inquiets notamment du fait qu'ils n'ont jamais comparu devant un tribunal, ou alors qu'ils n'ont pas fait l'objet d'une enquête formelle. Nous appelons donc la police éthiopienne et le bureau du procureur général à dire où se trouve les dirigeants du Front de libération oromo. Si les autorités les ont fait arrêter, nous devrions savoir où ils se trouvent. Et si leur lieu de détention n'est pas divulgué, nous demandons à ce qu'on puisse les voir. Détenus au secret, ils risquent en effet d'être torturés ou de disparaître tout simplement. Ce ne serait pas la première fois que ce genre de choses se produit en Éthiopie. »

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