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Madagascar: le ministère de la Défense s'excuse après un incident à Ilakaka

La mine de saphir de Ilakaka-Sakaraha à Madagascar.
La mine de saphir de Ilakaka-Sakaraha à Madagascar. Getty Images/Lihee Avidan
Texte par : RFI Suivre
2 mn

À Ilakaka, la plus grande mine de Madagascar, réputée pour ses gisements de saphir, située au sud-ouest de l’île, des échauffourées ont éclaté lundi 20 juillet, dans un contexte de confinement sous tension, faisant un blessé transféré à l’hôpital. Le ministère de la Défense a présenté des excuses suite à l’incident.

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Avec notre correspondante à Antananarivo, Laure Verneau

L’altercation a éclaté et dégénéré parce que l’individu ne portait pas de masque, explique un habitant d’Ilakaka qui souhaite rester anonyme. Une explication confirmée par les forces de l’ordres sur place. Blessé par un militaire, l’homme a ensuite été transféré à l’hôpital. Et des manifestations ont éclaté dans la foulée de l’incident pour demander justice.

Sur les vidéos des réseaux sociaux, on voit défiler des gens qui dévalent la rue principale de la ville en courant et en criant. Les circonstances exactes de la blessure sont inconnues: blessure par balle, coups physiques ? Selon le colonel Zafisambatra Ravoavy, directeur de la sécurité et des renseignements à la Gendarmerie nationale, une investigation a commencé sur place pour déterminer les causes de l’incident.

La victime est en tout cas décrite par le colonel comme souffrant de problèmes mentaux. « Il aurait jeté des cailloux aux forces de l’ordre et aurait refusé de porter son cache bouche », précise-t-il encore.

Plus tard dans la journée, le ministère de la Défense nationale a présenté ses excuses et a reconnu une bavure militaire. Il a aussi annoncé des mesures strictes pour sanctionner ses auteurs.

La ville d’Ilakaka, qui repose essentiellement sur la mine et les gisements de saphirs, compte environ 30 000 habitants qui vivent de la vente de pierres précieuses et de leur prospection. La ville est à l’arrêt depuis le confinement, et les propriétaires en sont partis, laissant les travailleurs sans moyen de subsistance.

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