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Nigeria: le Sénat appelle les chefs d'état-major des armées à démissionner

Le président nigérian Muhammadu Buhari devant des soldats lors de l'«Army Day», à Dansadau (image d'illustration)
Le président nigérian Muhammadu Buhari devant des soldats lors de l'«Army Day», à Dansadau (image d'illustration) AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Nigeria, le Sénat a appelé ce mardi 21 juillet à la démission des chefs d’état-major des armées de terre, de l’air et de la marine. La désertion présumée de plus de 200 soldats ces dernières semaines et la mort d’au moins 23 soldats dans le nord-ouest du Nigeria dimanche dernier, ont ravivé les inquiétudes et les critiques concernant le manque de moyens et la mauvaise gestion de l’armée.

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Avec notre correspondante à Lagos, Liza Fabbian

Les sénateurs nigérians ont observé une minute de silence pour rendre hommage aux militaires tombés dimanche dans une attaque menée par « des bandits armés » dans l’État de Katsina, au nord-ouest du Nigeria.

Même s’il salue les « sacrifices » de ces soldats, le Sénat craint que les attaques répétées et le nombre croissant de victimes dans les rangs de l’armée, ne finissent par avoir des « conséquences sérieuses » sur la situation sécuritaire du pays et son intégrité territoriale.

Changement de stratégie

Le Sénat appelle donc à un « changement de stratégie » et demande plus de moyens et de nouveaux équipements pour les militaires. Un comité mixte a également été chargé d’enquêter sur une vague de désertion au sein de l’armée ces derniers mois.

À l’issue de cette séance, les sénateurs ont finalement adopté une résolution dans laquelle ils appellent les chefs d’état-major à remettre leur démission, afin de permettre le renouvellement du commandement des armées.

Cette dernière suggestion a donné lieu à un communiqué de la présidence nigériane qui a rappelé qu’il s’agit là d’une prérogative du président Muhammadu Buhari.

A lire aussi : L'armée du Nigeria face à une «épidémie» de démissions de soldats

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