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Présidentielle en Côte d'Ivoire: les partis face au nouveau système de parrainage

Le nouveau mode opératoire du système de parrainage vise officiellement à «—éviter les candidats fantaisistes—» (image d'illustration)
Le nouveau mode opératoire du système de parrainage vise officiellement à «—éviter les candidats fantaisistes—» (image d'illustration) ISSOUF SANOGO / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La période de dépôt des candidatures officielles pour l’élection présidentielle ivoirienne s’est ouverte le 16 juillet dernier, elle s’achèvera le 31 août. Chaque candidat doit fournir un dossier complet, enrichi de milliers de parrainages selon un nouveau mode opératoire qui vise officiellement à « éviter les candidats fantaisistes ». Les formations comme le RHDP ou le FPI, qui n’ont toujours pas de candidat déclaré ou disponible, risquent de prendre du retard.

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Avec notre correspondant à Abidjan, François Hume-Ferkatadji

Le nouveau système de parrainage parait au premier abord assez complexe : chaque candidat doit obtenir les signatures d’au moins 1% des électeurs dans la moitié des régions. Le candidat doit alors choisir 17 régions, sur les 31 que comptent le pays et doit recueillir les signatures d’1% du corps électoral dans chacune d’entre elles.

Pour Ibrahim Coulibaly, le président de la CEI, les candidats devront « battre campagne » pour obtenir ces sésames. Le PDCI s’apprête à entamer la démarche de collecte des signatures pour le dossier de l’ancien président Henri Konan Bédié. Le parti est bien implanté dans le pays, surtout dans les régions centrales. « Nous n’aurons aucune difficulté à obtenir ces parrainages citoyen », assure un cadre du PDCI.

Le RHDP, même sans candidat déclaré à ce jour, peut compter sur un vaste réseau d’élus locaux, à même de favoriser le processus.

Le FPI se retrouve face aussi un dilemme : quel candidat indiquer sur la fiche de parrainage, alors que une grande inconnu plane sur une candidature de Laurent Gbagbo, qui n’a toujours pas obtenu l’autorisation des autorités ivoiriennes de rentrer en Côte d’Ivoire, selon un porte-parole du Front populaire. Lundi, Pascal Affi N’Guessan à la tête d’une des branches du FPI, a lancé un appel à candidature interne, mais le candidat retenu ne devrait pas être connu avant début août.

Déchu de ses droits civiques par la justice ivoirienne et candidat exil, Guillaume Soro a quasiment aucune chance de voir son dossier retenu.

Enfin, le maire d’Azaguié, et candidat du petit parti Lider, Mamadou Koulibaly, estime, lui, que ce système est « une invention pour éliminer des candidats ».

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