Scandale au Kenya: le président du comité sénatorial sur le Covid-19 a démissionné

Vue générale de Nairobi, la capitale du Kenya, le 15 mai 2017 (image d'illustration).
Vue générale de Nairobi, la capitale du Kenya, le 15 mai 2017 (image d'illustration). Photo by Thomas Imo/Photothek via Getty Images

Johnson Sakaja, sénateur de Nairobi, avait été arrêté vendredi 17 juillet au soir dans un bar à une heure du matin. Un viol flagrant des règles du couvre-feu mises en place contre l’épidémie. Il a été entendu ce matin par un tribunal de la capitale.

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Avec notre correspondant au Kenya, Sébastien Németh

La juge a pris acte de la démission de Johnson Sakaja. La magistrate l’a quand même condamné à trois mois de détention ou 150 dollars d’amende. Pris la main dans le sac, Johnson Sakaja évite donc la case prison, puisqu’il a choisi de payer.

« J’ai payé mon amende et je m’engage devant les Kényans à suivre les directives. Je remercie ceux qui m’ont soutenu d’avoir été compréhensifs. Nous sommes tous des êtres humains », a-t-il déclaré.

Depuis le début, Johnson Sakaja fait profil bas. Face à la cour ce mardi matin, le sénateur a d’ailleurs plaidé coupable. Ce lundi déjà, il avait déjà fait acte de contrition devant le commissariat, en venant se livrer à la police : « Je ne me cherche pas d’excuses. Je suis accusé d’avoir violé les règles de couvre-feu, et c’est vrai. J’ai eu tort et je suis désolé. Je porte l’entière responsabilité de mes actes. La loi s’applique à moi comme à tous les Kényans. »

C’est toute l’ironie de la chose, car Johnson Sakaja présidait le comité sénatorial chargé entre autres de discuter et d’examiner les restrictions mises en place contre le Covid-19. Des règles qu’il a lui-même piétinées.

L’élu reproche toutefois un usage excessif de la force. Il a déclaré qu’une cinquantaine d’agents armés étaient venus chez lui samedi et dimanche, terrorisant sa famille. « Je ne suis pas un fugitif. Mes enfants n’ont commis aucun crime, pourquoi les intimider avec des armes ? », a demandé le sénateur.

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