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Burundi: la Cour suprême casse l'arrêt qui condamnait Germain Rukuki à 32 ans de prison

Vue de Bujumbura, au Burundi.
Vue de Bujumbura, au Burundi. AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'activiste burundais Germain Rukuki avait été condamné, il y a deux ans, à 32 ans de prison, la plus lourde peine jamais prononcée contre un défenseur des droits de l’homme, dans ce pays. La Cour suprême du Burundi, la plus haute juridiction du pays, a cassé, le 30 juin dernier, l’arrêt pris par la cour d’appel qui confirmait cette longue peine, et a ordonné un nouveau procès. Pourquoi la plus haute juridiction burundaise casse-t-elle l’arrêt de la cour d’appel ?

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Germain Rukuki avait été arrêté, il y a un peu plus de trois ans, au plus fort de la crise qui a débuté en 2015. Un an plus tard, l’ancien directeur financier d’ACAT-Burundi était condamné en première instance à 32 ans de prison, officiellement pour « participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à la sûreté intérieure de l’État, attentat contre l’autorité de l’État et rébellion ».

Il était soupçonné, à l’époque, d’avoir continué à informer les organisations des droits de l’homme sur les graves violations des droits humains qui se poursuivaient dans le pays.

Cette très lourde condamnation a été confirmée par la cour d’appel de Ntahangwa, à Bujumbura, il y a un an, après une seule audience publique, organisée en l’absence du prévenu que la justice n’a pas pris la peine de présenter à ses juges pour qu’il puisse se défendre.

Geste d'ouverture du nouveau président

La Cour suprême du Burundi a estimé, dans son arrêt, qu’il s’agit là d’une « violation de ses droits civils et politiques » et elle a donc cassé ce jugement et ordonné que le procès de Germain Rukuki revienne devant une cour d’appel de Ntahangwa autrement constituée. Aucune date n’a encore été fixée pour ce nouveau procès.

Le président d’ACAT-Burundi, Armel Niyongere se dit « satisfait » mais « prudent ». Il promet de rester « vigilant » sur la suite qui sera donnée à cette affaire. Un autre activiste salue, lui, un « geste d’ouverture de la part du nouveau président Évariste Ndayihimiye ». Un geste « qui doit maintenant se concrétiser », a-t-il ajouté.

Pour nous, on peut vraiment dire que c'est un signe d'ouverture du pouvoir et que le gouvernement est en train de travailler dans le bon sens.

Anschaire Nikoyagize, président de la plus ancienne ligue des droits de l’homme du Burundi

► À lire aussi : Burundi: lourde condamnation pour Germain Rukuki

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