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Au Zimbabwe, la répression se durcit

Le secrétaire général du parti d'opposition MDC-Alliance est arrêté par la police au siège du parti, à Harare, le 5 juin 2020.
Le secrétaire général du parti d'opposition MDC-Alliance est arrêté par la police au siège du parti, à Harare, le 5 juin 2020. Jekesai NJIKIZANA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La tension monte au Zimbabwe à l’approche d’une manifestation de l’opposition contre la corruption au sein du régime, prévue vendredi prochain 31 juillet. Lundi 27, la police a lancé une chasse aux militants d’opposition.

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Dans un communiqué, les forces de l'ordre ont demandé des informations sur la localisation de quatorze opposants connus. Parmi eux, le syndicaliste Peter Mutasa, le député d'opposition Job Sikhala ainsi que des responsables de la société civile.

Cet appel fait suite à l'arrestation la semaine dernière du journaliste Hopewell Chin'ono et du dirigeant d’un petit parti politique, Jacob Ngarivhume, qui ont tous deux appelé à manifester le 31 juillet.

Les deux hommes sont d’ailleurs toujours en détention, inculpés d’incitation à la violence. Plusieurs chancelleries, dont celle des États-Unis, se sont inquiétés de la répression des dernières semaines. Ce qui a notamment provoqué des tensions entre Harare et Washington. La Zanu-PF accuse l’ambassadeur américain de soutenir les insurgés, de financer les troubles dans le pays et l'a qualifié de « voyou ».

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a également réagi aux arrestations, demandant aux autorités de ne pas utiliser la lutte contre le Covid-19 pour réprimer les libertés après l’instauration d’un couvre-feu et un confinement de plus en plus strict.

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