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Congo-B: Jean-Marie Michel Mokoko a été évacué vers la Turquie

Le général Jean-Marie Michel Mokoko en 2016.
Le général Jean-Marie Michel Mokoko en 2016. AFP/Issouf Sanogo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Jean-Marie Michel Mokoko a finalement quitté le Congo-Brazzaville ce jeudi matin. L'opposant incarcéré au centre de détention de Brazzaville depuis quatre ans souffrirait d'une crise de paludisme aiguë, aggravée par de l’hypertension. Mercredi, les autorités congolaises ont annoncé qu’elles acceptaient un transfert à l’étranger pour qu’il se fasse soigner en Turquie.

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L’avion transportant Jean-Marie Michel Mokoko a décollé ce jeudi matin de Brazzaville à 11h28 heure locale, a confirmé une source de l’agence nationale de l’aviation civile. Il s’agit d’un avion médicalisé de l’armée turque qui a effectué le trajet Brazzaville-Ankara, via Nairobi. Le jet privé, immatriculé à Istanbul, mais appartenant à une compagnie du Qatar, s'est posé un peu après 2 heures du matin.

Les avocats de l'opposant ont fait savoir que son médecin personnel – qui devait l’accompagner – n’avait pas pu embarquer, bien qu’il fut en possession de tous les documents nécessaires. Le général Mokoko n’était donc pas accompagné ni de son médecin ni de sa famille.

Depuis plusieurs semaines, sa famille, mais également plusieurs associations de défense des droits de l’homme appellent à son évacuation sanitaire. Agé de 73 ans, l’opposant – incarcéré depuis 4 ans – souffrirait de paludisme et de problèmes cardiaques, selon son médecin.

Ce n’est que mercredi 29 juillet au matin que les autorités congolaises ont annoncé avoir accepté son transfert à l’étranger pour y recevoir des soins, mais uniquement en Turquie et non en France ou au Maroc comme le demandait sa famille. Un choix qui ne doit rien au hasard. Les infrastructures médicales turques sont performantes, mais surtout le régime de Recep Tayyip Erdogan est allié du régime congolais, alors chacun y gagne. Le Congo, en contrôlant à distance la convalescence du général. Et la Turquie, dont les ambitions africaines sont en pleine expansion et qui se pose en recours aux pays africains.

Au Congo, certaines associations se sont alarmées du choix de la Turquie. Il est vrai que cela peut sembler ironique : de nombreux opposants turcs, malades et emprisonnés, n’ont pas été libérés, dont l’un des principaux opposants politiques du pays, Selahattin Demirtas, en prison depuis trois ans et demi.

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