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Afrique du Sud: les ONG veulent encadrer et diminuer l'élevage et le trafic de tigres

Le nombre de réserves privées élevant des tigres augmente en Afrique du Sud. (image d'illustration)
Le nombre de réserves privées élevant des tigres augmente en Afrique du Sud. (image d'illustration) Marc Piscotty/Getty Images/AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

On célébrait mercredi 29 juillet la Journée internationale du tigre. L’espèce est en danger, on en compte environ 4 000 encore répartis en Asie, de la Sibérie jusqu’à l’Indonésie. Sauf que l’on en trouve aussi en Afrique du Sud, le pays qui exporte le plus d’animaux sauvages vers l’Asie. Plus d’un millier de tigres sont élevés dans des réserves privées pour ensuite être commercialisés ou tués. Le commerce est lucratif et en pleine expansion. Des ONG sud-africaines tirent la sonnette d’alarme pour encadrer et diminuer ce trafic.

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Avec notre correspondant à Johannesburg, Noé Hochet-Bodin

Une trentaine il y a trois ans, 60 aujourd’hui. Le nombre de réserves privées élevant des tigres augmente. Tout comme le nombre de tigres lui-même. 280 à l’époque, 1 500 aujourd’hui affirme Louise de Wall de l’ONG Blood Lions.

« Le problème c’est avant tout que nous parlons d’élevage à des fins uniquement commerciales, et non de conservation. L’autre problème c’est que des enquêtes ont montré la maltraitance que subissaient les tigres. »

Les débouchés pour les éleveurs sont ensuite nombreux. Kieran Harkin est directeur de recherche de l’ONG Four Paws. « Il y a une grande partie des tigres qui sont exportés vivants vers l’Asie pour faire partie de stock de géniteurs ou être revendus. Quelques-uns sont utilisés pour la chasse à trophée ou dans le milieu du divertissement. Et d’autres dont les os sont revendus. »

Les données sont quasiment inaccessibles car le gouvernement sud-africain ne reconnaît pas les tigres comme une espèce indigène, donc ne bénéficiant pas de la même protection et du même suivi que les autres animaux sauvages.

« Il y a une grande inconnue sur la destination de ces tigres, de leurs bébés ou de leurs cadavres lorsqu’ils sont tués. On suspecte que leur os soient mélangés et exportés avec les os de lions. »

Le commerce de squelette de tigre est particulièrement lucratif, vendus presque 2 000 euros le kilo en Asie, où il est transformé en vin d’os de tigre, boisson connue pour ses vertus toniques.

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