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Kenya: arrestation d’un important trafiquant de drogue, d’ivoire et d’espèces menacées

Un stock d'ivoire saisi en Éthiopie (image d'illustration).
Un stock d'ivoire saisi en Éthiopie (image d'illustration). REUTERS/Tiksa Negeri
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C’est une prise importante réalisée par les autorités kényanes. Un trafiquant d’ivoire, d’espèces menacées et de drogues a été arrêté, ce mercredi, à l’aéroport de Mombasa. Ce Kényan fait partie d’un réseau international recherché aux États-Unis depuis plus d’un an. Plusieurs membres de l’organisation ont déjà été arrêtés.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

Il ne devait pas s’attendre à être cueilli par la police à son arrivée à Mombasa. Abubakar Mansur Mohammed Surur, 60 ans, était sur un vol en provenance du Yémen. Avec 33 autres Kényans, il était en train d’être rapatrié dans son pays après plusieurs mois de blocage à cause du Covid-19.

L’homme est un membre de « l’Entreprise », une organisation criminelle tentaculaire basée en Ouganda. Ce gang s’adonnait à divers trafics. Il aurait notamment amassé dix tonnes d’ivoire après le massacre de plus d’une centaine d’éléphants, 190 kilos de cornes de rhinocéros, arrachés sur une quarantaine d’animaux. Sans compter le trafic d’héroïne et le blanchiment d’argent.

Le réseau se fournissait en Ouganda, en Guinée, en Tanzanie, aux Congos, au Kenya, au Mozambique et au Sénégal. Il cachait sa marchandise dans des paquets censés contenir des statues ou des masques africains. Les acheteurs, eux, vivaient principalement à New York ou en Asie. Abubakar Mansur Mohammed Surur aurait à lui seul amassé plus de 7 millions de dollars sur près d’une décennie.

En janvier 2019, les États-Unis ont lancé un mandat d’arrêt contre les cerveaux de « l’Entreprise ». Six mois plus tard, un Guinéen a été arrêté au Sénégal. Dakar examine toujours une demande d’extradition. Cinq jours plus tard, un Libérien a été interpellé en Ouganda, puis livré aux Américains. Abubakar Mansur Mohammed Surur pourrait subir le même sort. Un quatrième larron, kényan également, est quant à lui toujours insaisissable.

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