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RDC: le gouverneur de la Tshopo dans la tourmente

Une rue du centre-ville de Kisangani (photo d'illustration).
Une rue du centre-ville de Kisangani (photo d'illustration). CC/Creative Commons / Piet Clement
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le gouverneur de la Tshopo, Louis-Marie Wale Lufungula, fait face à une hostilité de la population qui exige sa démission. Au-delà de la marche réprimée mardi à Kisangani, chef-lieu de la province, un groupe des députés provinciaux l'a mis en accusation.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembe

Dix-huit députés sur les vingt-huit que compte l'Assemblée provinciale ont porté plainte en justice contre le gouverneur. Et la population de Kisangani a décidé d'appuyer cette action par des marches à travers une opération « Tshopo Telema », autrement dit « Debout Tshopo ».

Pour les manifestants, Jean-Marie Wale Lufungula doit démissionner de son poste. Vingt-quatre heures avaient été données au gouverneur. C'est, selon la coordination de la société civile, le délai accordé par la loi lorsqu'un gouverneur est mis en accusation.

Accusation de mauvaise gestion

Les élus provinciaux de la Tshopo l'accusent de mauvaise gestion et parlent de détournements des fonds destiné à la lutte contre le Covid-19 et aux travaux du programme de 100 jours initié par le chef de l'État.

Devant l'Assemblée provinciale, le gouverneur n'a pas su justifier l'utilisation de 2,5 millions de dollars de crédit contractés auprès de la FNBank, explique Mateus Kanga, président du mouvement citoyen Parlement Debout.

Pour tous ces manquements, l'assemblée provinciale a voté le 25 juin dernier une motion de défiance contre le gouverneur. Mais il est toujours en poste. Lundi, la majorité des députés provinciaux ont décidé de saisir la justice.

De son côté, la population est descendue dans la rue mardi. Une marche réprimée par les forces de l'ordre. Huit manifestants dont un journaliste ont été arrêtés. Sept d'entre eux ont bénéficié d'une liberté provisoire jeudi soir, avec obligation de se présenter au parquet chaque mardi et vendredi.

Le gouverneur de la Tshopo affirme quant à lui ne pas avoir été destitué par l'Assemblée provinciale. En effet, selon lui, seuls 13 députés ont voté pour sa destitution, dix contre, pour cinq bulletins nuls. Il estime donc que la majorité absolue nécessaire de 15 voix n'a pas été atteinte. Il souligne que l'affaire est en cours à la Cour Constitutionnelle, et dénonce des agitations inutiles et un acharnement contre sa personne.

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