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Aérien en Afrique: «Nous souhaitons une harmonisation des protocoles sanitaires»

Un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines (image d'illustration).
Un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines (image d'illustration). REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Plusieurs pays africains ont rouvert leurs frontières aériennes ce week-end, après cinq mois de fermeture contrainte due au coronavirus. La reprise se fait en suivant les recommandations des instances régionales en matière sanitaire. Néanmoins, l'harmonisation des protocoles sanitaires mériterait d'être améliorée, selon Abderrahmane Berthe, président de l'Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA)

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RFI : La reprise des vols se dessine sur le continent. Dans quelles conditions sanitaires, cette reprise se fait-elle ?

Abderrahmane Berthe : Nous avons des guidelines [des directives, ndlr] qui ont été définies par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) que tous les États appliquent actuellement. Cependant, nous avons quelques différences sur les protocoles sanitaires appliqués d'un pays à l'autre. Cela peut constituer un problème pour les passagers qui doivent voyager.

Est-ce que cela peut constituer un obstacle à la reprise du secteur aérien en Afrique ?

Ce n'est pas en soi un obstacle. Il est bon qu'il y ait des protocoles sanitaires pour rassurer les passagers et les ramener au transport aérien, mais nous avons des différences. Dans certains pays, par exemple, nous avons un dépistage de la Covid-19, avant le vol ou à l'arrivée du vol et les délais de tests Covid sont différents suivant les pays. Par ailleurs, cela a un coût pour les passagers puisqu'aujourd'hui, selon les pays, le test coûte de 30 000 FCFA à 100 000 FCFA. À ce niveau-là, nous souhaitons évidemment une harmonisation.

Les compagnies aériennes aussi subissent de lourds coûts. Votre appel aux États pour leur venir au secours a-t-il été entendu ?

Nombre d’entre elles ont des problèmes de liquidités qui entraînent un risque d'insolvabilité et peut-être même de faillite. Beaucoup d'États africains ont annoncé un soutien financier à leur compagnie, qu'ils détiennent le plus souvent.

Notre appel est que le soutien doit être apporté vis-à-vis de tout le secteur, que ce soit les compagnies privées ou étatiques, parce que le transport aérien représente quand même 6,2 millions d'emplois en Afrique et plus de 56 milliards de dollars de contribution au produit intérieur brut. Et c'est un secteur essentiel au développement économique de l'Afrique.

Il y a différentes formes de soutien qui peuvent être apportées aux compagnies et elles-aussi, doivent se restructurer pour faire face à la crise comme revoir leur nombre d'avions et revoir aussi les destinations qu'elles desservent.

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