Albert Mabri Toikeusse quitte la coalition et tente sa chance à la présidentielle ivoirienne

Albert Toikeusse Mabri, ancien ministre, quitte la coalition pour tenter sa chance à la présidentielle.
Albert Toikeusse Mabri, ancien ministre, quitte la coalition pour tenter sa chance à la présidentielle. ISSOUF SANOGO / AFP

Le président de l’UDPCI a annoncé, après une réunion du bureau politique dimanche 2 août après-midi, qu’il se lançait officiellement dans la course électorale. Le parti de feu Robert Gueï a annoncé aussi qu’il quittait la majorité, en se retirant de la coalition avec le RHDP du président Ouattara.

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Avec notre correspondant à Abidjan,  Sébastien Németh

La joie des partisans au moment de l’annonce du bureau politique. Albert Mabri Toikeusse sera le candidat de l’UDPCI à la présidentielle. L’ancien ministre tente à nouveau sa chance, même si, en 2010, il n’avait récolté que 3% des voix. « Nous pensons que le moment est venu de faire l'offre à nouveau aux Ivoiriens pour consolider les bases de la paix. 2010 n'est pas 2020. Je pense que nos chances sont très grandes. »

Quid de l’alliance avec le parti présidentiel RHDP ? L’UDPCI choisit la rupture. Le parti met fin à la coalition, et passe à l’opposition. Albert Mabri Toikeusse a fait une longue série de reproches à son ancien allié. Sa mise à l’écart lors du choix de feu Amadou Gon Coulibaly comme candidat, son limogeage du gouvernement, les sacrifices de l’UDPCI durant la dernière crise et son soutien indéfectible à Alassane Ouattara, même devant le danger. C’est simple, pour Albert Mabri Toikeusse, son mouvement a été maltraité. « Il y a beaucoup de suffisances chez les autres, il y a du mépris, il y a l'oubli, il y a l'égoïsme... Nous nous sommes éloignés en terme de convictions profondes. »

Prochainement, une convention d’investiture intronisera Albert Mabri Toikeusse, qui dévoilera alors son programme. Le parti se lance donc pour l’instant en solitaire. Quant aux cadres qui avaient fait sécession il y a quelques mois : « Ils ont choisi leur sort. Ils sont partis », répond l’ancien ministre.

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