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Burundi: fin de non recevoir du président burundais à la main tendue de Paul Kagame

(illustration) Évariste Ndayishimiye prête serment et devient le nouveau président du Burundi, dans le stade de Gitega, le 18 juin 2020.
(illustration) Évariste Ndayishimiye prête serment et devient le nouveau président du Burundi, dans le stade de Gitega, le 18 juin 2020. Tchandrou NITANGA / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Il y a quelques semaines, le président rwandais Paul Kgame tendait la main au nouveau pouvoir burundais pour qu’ils « tournent la page » de cinq années de brouille. Le président burundais vient de lui répondre en lui opposant une fin de non recevoir selon le compte twitter de la présidence à Bujumbura.

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Le général Evariste Ndayishimiye a répondu à son homologue rwandais selon le compte twitter de la présidence burundaise qui a publié hier vendredi des extraits d’un discours prononcé la veille dans la commune de Busoni, dans le nord-est du pays, frontalière du Rwanda.

Dans ce discours Evariste Ndayishimiye oppose une fin de non-recevoir claire et nette à Paul Kagame en l’accusant d’être « hypocrite ». Il se base notamment sur une lettre ouverte écrite par cinq réfugiés disant agir au nom de quelque 300 autres, et qui disent être pris en otages au Rwanda. 

« Nous voulons avoir de bonnes relations avec tous les pays voisins ou les pays lointains qui accueillent des réfugiés burundais. Mais nous n’allons pas avoir de bonnes relations avec un pays qui use de malice, un pays hypocrite, qui prétend vouloir renouer de bonnes relations avec le Burundi alors qu’il met en même temps il place une grosse épine sous notre pied pour qu’on se blesse dessus.

Mais nous savons pourquoi ils ont pris en otage ces réfugiés burundais. Ils l’ont fait pour qu’ils servent de boucliers aux malfaiteurs qui ont endeuillés le Burundi en 2015. 

S’ils veulent réellement renouer avec le Burundi, qu’ils nous livrent ces malfaiteurs pour qu’on les juge, car les Burundais ne retrouverons pas leur tranquilité tant que responsables de la crise de 2015 [les manifestations contre le 3e mandat de Pierre Nkurunziza et leur répression NDLR] ne sont pas punis. »

Les propos d’Evariste Ndayishimiye ont été recueillis et traduits par Esdras Ndikumana, du service Afrique de RFI.

À lire aussi Les réfugiés burundais au Rwanda pas rassurés par le discours d'Evariste Ndayishimiye

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