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Burkina Faso: un rassemblement de soutien à Blaise Compaoré interdit à Ouagadougou

(illustration) L'une des rares apparitions publiques de Blaise Compaoré exilé à Abidjan, ici en octobre 2016.
(illustration) L'une des rares apparitions publiques de Blaise Compaoré exilé à Abidjan, ici en octobre 2016. ISSOUF SANOGO / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Burkina Faso, un rassemblement des pro-Compaoré a été interdit hier samedi à Ouagadougou. Le mouvement Action Concorde, qui avait prévu de réunir des milliers de personnes à la Maison du Peuple à Ouagadougou ce samedi, s’est vu refuser l’accès du site par les forces de l’ordre. Pour le mouvement, il s’agissait de lancer un appel au retour de l’ex-président burkinabè, exilé en Côte d’Ivoire depuis sa chute en 2014, et des autres exilés politiques. Les organisateurs de la manifestation ont finalement tenu une conférence de presse dans un hôtel de la capitale.

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avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Ils étaient venus en masse, vêtus de blanc comme souhaité par les organisateurs. Une partie de ces manifestants, mobilisés pour demander le retour de l’ex-président Blaise Compaoré, n’a pas caché sa déception suite à l’interdiction du rassemblement. « En démocratie, et ici au Burkina Faso c'est pas la démocratie, on doit laisser chacun s'exprimer librement », témoigne un participant. 

Pour les initiateurs de ce mouvement, il s’agissait de lancer un appel à l’ex-président Blaise Compaoré, en exil en Côte d'Ivoire, afin qu’il revienne au Burkina Faso.

« Les différents acteurs parlent de conciliation mais il n'y a pas d'acte concret, regrette Lassina Ouédraogo, coordonnateur du mouvement Action Concorde. Nous avons voulu prendre les devants. On voudraitt un timing, que Blaise Comparoé rentre le 30 septembre. C'est l'appel que nous avons lancé, c'était notre message.»

Le rassemblement a finalement été interdit et, selon les organisateurs, aucune raison n’a été avancée pour justifier cette interdiction. Ils ont tenu à brandir les documents attestant des démarches réalisées pour tenir cette manifestation. « Nous avions eu l'autorisation de la mairie de Ouagadougou », nous assure Lassina Ouédraogo, qui confie ne pas savoir qui est à l'origine de cette interdiction. 

D'autres actions sont prévues pour un retour au pays de l’ex-président Blaise Compaoré et des autres exilés politiques pour une réconciliation nationale.

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