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Port de Nouakchott: des personnalités mises en cause dans l'attribution d'un marché

Port de pêche de Nouakchott, en Mauritanie (illustration).
Port de pêche de Nouakchott, en Mauritanie (illustration). SEYLLOU / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La police mauritanienne chargée de la répression des crimes économiques a commencé les interrogatoires des personnalités de l’ancien régime du président  Aziz, citées dans un rapport d’enquête parlementaire sur la  gestion de l’ex-chef de l’État entre 2008 et 2019. Trois de ses anciens ministres ont été longuement auditionnés vendredi soir sur les conditions douteuses d’attribution d’un marché de construction d’un nouveau terminal à conteneurs du port autonome de Nouakchott. 

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avec notre correspondant à Nouakchott, Salem Mejbour Salem

Dans son rapport, validé le 27 juillet dernier par l’Assemblée nationale, la commission d’enquête parlementaire a révélé que le marché pour la réalisation d’un terminal à conteneur du port autonome de Nouakchott, a été attribué en violation des lois de la République. Les règles qui régissent la passation des marchés publics ont été ignorées, aux dépens de l’État mauritanien et au profit d’un opérateur indien.

Ce dernier s’est engagé à construire une extension du port avec un nouveau terminal à containers qui comprendra également un espace pour le stockage des hydrocarbures, le tout pour un investissement de 390 millions de dollars. La convention lui accorde l’exploitation exclusive du terminal pendant trente ans. Durant cette période, l’opérateur est exonéré de toute taxe douanière ou fiscale et aucun autre investisseur n’est autorisé à réaliser une infrastructure identique à Nouakchott.

La commission parlementaire, qui a fait appel à une expertise internationale, parle d'un marché attribué en violation des lois qui régissent les conventions de partenariat public privé. Elle reconmmande la résiliation ou la renégociation de la convention. Car le projet a été surévalué de plus de 100 millions de dollars. Le rapport parlementaire pointe des cas de corruption que la police cherche à matérialiser par des preuves.

À lire aussi : En Mauritanie, le Parlement approuve le rapport d'enquête sur les années Abdel Aziz

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