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Attaque de Kouré: la détresse des proches de Garba Souley, victime nigérienne

Le bureau des guides de la réserve des girafes de Kouré.
Le bureau des guides de la réserve des girafes de Kouré. REUTERS/Tagaza Djibo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce vendredi est une journée de funérailles et d’hommage aux huit victimes de l’attaque de Kouré au Niger. Les corps des six français tués dimanche dernier ont décollé dans la nuit pour la France, où doit se tenir ce vendredi 14 août une cérémonie à Paris, en présence des familles et du Premier ministre français Jean Castex. Au Niger, on enterre les deux Nigériens dans l’intimité des familles. RFI a rencontré les proches de l’un des disparus.

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De notre envoyé spécial à Niamey,  Sidy Yansané

À l’entrée du village de Goudel, en périphérie de Niamey, des proches de Garba Soulay attendent devant son domicile, assis à l’ombre d’un arbre. La mine basse, ils n’échangent que peu de mots et quand ils parlent, c’est pour se rappeler au bon souvenir de Souley, leur cadet et chauffeur de l’ONG Acted : « C’est un jeune frère dont la mort m’a beaucoup touché. Il est parti dans une zone où vraiment personne ne pensait qu’il y aurait une attaque. Ce qui est fait est déjà fait. On se remet au bon Dieu » , dit l’un d’eux.

« C’est un jeune homme gentil, qui a la foi. Lundi et jeudi, il faisait le jeûne. Il a l‘amour des parents aussi. Très croyant et nous prions le Bon Dieu pour qu’il l’accepte dans le paradis éternel », renchérit un autre proche.

Pressentiment…

Les yeux rougis par l’émotion, son grand frère Ibrahima Maiga, gendarme retraité, se souvient d’un pressentiment la veille de l’assassinat de Garba Souley : « La veille, vers minuit, je n’ai pas pu dormir. C’est à 3 heures que le sommeil m’a pris. Je me suis réveillé vers 10 heures. Je l’ai appelé et je lui ai dit : ’’tu es où ?’’. Il m’a dit qu’il était à Kouré avec des Blancs. On s’est séparé comme ça. Après le décès, j’ai pris la photo-là comme souvenir ». Une photo qu’il sort de sa poche et qui montre Souley tout sourire, attablé avec des Occidentaux. Une image qui résume l’idée que tous se faisaient de lui.

En ce vendredi saint, ses proches prieront pour lui à la Grande mosquée de Niamey avant de le mettre en terre dans son village natal. Garba Souley laisse une épouse, quatre enfants et un cinquième à naître.

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