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Au Mozambique, les jihadistes menaçent le projet gazier de Total à 60 milliards de dollars

Le groupe énergétique français doit exploiter deux champs gaziers offshore au Mozambique.
Le groupe énergétique français doit exploiter deux champs gaziers offshore au Mozambique. MARTIN BUREAU / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En s'emparant mercredi 12 août du port de Mocimboa da Praia, dans le nord du Mozambique, les insurgés jihadistes ne sont qu'à 80 km des installations gazières que développe actuellement le groupe français Total, avec l'Italien Eni et l'Américan ExxonMobil. Ce projet, le plus grand d'Afrique, est vital pour l'économie mozambicaine, mais c'est aussi une priorité pour le géant français des hydrocarbures. Depuis quelques mois, les installations sont d'ailleurs sous la protection de l'armée mozambicaine.

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Le Mozambique est devenu l'une des priorités mondiales de Total. Le projet gazier en cours de développement est stratégique pour le Français, tant par son poids que par ses répercussions sur la transition énergétique du groupe. Il permettra au pétrolier de démultiplier sa production gazière, moins émetteur de CO2 que l'or noir.

Mais c'est surtout une très bonne affaire. Mené avec l'Italien Eni et l'Américain ExxonMobile, le projet pèse 60 milliards de dollars et fera du Mozambique une puissance gazière mondiale d'ici quelques années. Dans la province du Cabo Delgado, Total doit exploiter deux champs gaziers offshore, construire des unités de liquéfaction du gaz, ainsi que des terminaux pour un montant de 20 milliards de dollars. Dans la foulée, le géant français a emmené avec lui une bonne partie de la finance et de l'industrie française. Bolloré, Technip, BNP ou encore la Société générale participent au projet.

Mais l'insécurité qui règne en raison de l'insurrection jihadiste déclenchée depuis 2017 fait peser de gros risques sur le développement des champs gaziers. Total est ainsi accusé par des ONG françaises de participer à la militarisation de la région. Le groupe reconnait travailler avec des sociétés de sécurité privées et de recourir à la protection de l'armée mozambicaine. 

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