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Tchad: un militant des droits de l’homme, suspendu par la justice, dénonce un abus

Une vue de Ndjamena, capitale du Tchad (image d'illustration).
Une vue de Ndjamena, capitale du Tchad (image d'illustration). Xaume Olleros / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Tchad, la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH) est-elle dans le collimateur des autorités ? C’est ce que pense Mahamat Nour Ahmed Ibedou. Ce dernier occupait jusque-là poste de secrétaire général de la Convention, mais une ordonnance signée le 12 août par le président du tribunal de grande instance de Ndjamena vient de le suspendre de ses fonctions.

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Officiellement, la suspension de Mahamat Nour Ahmed Ibedou est liée à un différend avec un ancien membre de la Convention. Mais pour l’activiste, pas de doute, cette décision a été prise par les autorités tchadiennes pour nuire à son organisation.

« Comme le gouvernement cherchait à nuire à notre organisation, ils ont bondi sur cette opportunité-là parce que nous avions deux membres de notre bureau exécutif que nous avions écartés du mouvement parce qu’ils ont commis des fautes graves. Ils ont profité pour les prendre, les instrumentaliser, les encadrer et leur accorder même un point de presse à la télévision nationale, qui a toujours refusé de couvrir toutes nos activités, explique le militant. Après cela, ces personnes ont porté plainte contre moi parce que j’aurais refusé d’organiser une assemblée générale. A notre grande surprise, quelques temps après, il y a eu cette ordonnance qui nous est tombée sur la tête. Le gouvernement a saisi cette opportunité pour suspendre la tête de l’organisation. Nous avons toujours refusé l’injustice. Nous avons toujours refusé l’arbitraire. C’est pour cela que nous nous battons pour que nos adversaires n’aient pas raison ».

Mahamat Nour Ahmed Ibedou a maintenant deux semaines pour faire appel de cette décision.

Sollicitées par RFI, les autorités tchadiennes n’ont, elles, pas souhaité réagir officiellement à cette suspension et à ces accusations. Hors micro, une source gouvernementale dément toute implication du gouvernement et évoque un problème interne à la CTDDH.  

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