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Mauritanie: l'ancien président entendu dans l'enquête sur les crimes économiques

L'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à l'actuel président, le 1er août 2019 à Nouakchott (Image d'illustration)
L'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à l'actuel président, le 1er août 2019 à Nouakchott (Image d'illustration) AFP/SEYLLOU
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En Mauritanie, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est rendu, ce lundi 17 août en fin d’après midi, dans les locaux de la Sûreté nationale pour répondre à une convocation des services de la police de répression des crimes économiques.

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Lundi, en fin de soirée, l'ancien président était toujours dans les locaux de la sûreté et notre correspondant à Nouakchott a pu joindre son avocat, maître Taghioullah Aïda.

Ecoutez les explication de l'avocat de l'ancien président mauritanien Ould Abdel Aziz sur les conditions de son audition

« L'ancien président a reçu une convocation vers 16h et pour 17h30, un délai déraisonnable et peu conforme au droit applicable en Mauritanie », explique au micro de notre correspondant Salem Mejbour, l'avocat qui a accompagné son client à la Sûreté nationale. Là, l'avocat a été prié de partir. Une situation qu'il conteste : tout citoyen a droit à un avocat, argumente maître Taghioullah Aïda. « On est surpris de cette manière de traiter l'ancien président. L'État a le droit de poursuivre et d'enquêter mais tout citoyen a droit à une assistance juridique », poursuit l'avocat.

Le même avocat a déclaré à RFI mardi à la mi-journée : « Je n’ai toujours pas pu entrer en contact avec mon client ».

À lire aussi : Le Parlement approuve le rapport d'enquête sur les années Abdel Aziz

Les policiers mènent des investigations sur de présumés cas de corruption et de détournements de biens publics pointés dans un rapport d’enquête parlementaire sur la gestion de l’ancien président, entre 2008 et 2019. Un rapport validé par l’Assemblée nationale le 28 juillet et transmis à la justice le 5 août.

Plusieurs ministres et anciens Premiers ministres du régime Aziz, ont été déjà entendus par la police sur l’attribution douteuse d’un marché de construction d’un terminal à conteneurs au port de Nouakchott. La police a confisqué les passeports des anciens membres du gouvernement Aziz.

À lire aussi : En Mauritanie, un remaniement ministériel à l'ombre du rapport sur les années Aziz

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