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Reportage

Coronavirus: SOS Taxi, des taxis de nuit gratuits à Antananarivo pour les malades

Au volant de sa 4L, paré d'une tenue de protection, Hervé, chauffeur de taxi de 29 ans. Il est volontaire pour SOS Taxi à Antananarivo à Madagascar.
Au volant de sa 4L, paré d'une tenue de protection, Hervé, chauffeur de taxi de 29 ans. Il est volontaire pour SOS Taxi à Antananarivo à Madagascar. RFI/Sarah Tétaud
5 mn

C'est une initiative solidaire lancée il y a deux semaines par la diaspora malgache en France. Il s'agit de mettre en place un service de taxi de nuit gratuit pour les Tananariviens malades du Covid-19 car il est devenu difficile de trouver un moyen de transport en cas d’urgence, dès la nuit tombée depuis la mise en place du couvre-feu.

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De notre correspondant à Antananarivo,

Début août, deux cousins malgaches, les deux chanteurs du groupe pop-urbain Afrogasy, établis en France depuis des années mais toujours très connectés à leur Grande Île, lancent un appel aux dons avec une cagnotte sur les réseaux sociaux pour aider les habitants d’Antananarivo.

L’un deux, James, raconte : « Je suis resté à l’affût de tout ce qui se passe à Madagascar. On a vu suite au Covid-19, que la situation des transports était compliquée. Dans ces conditions, malheureusement, ce n’est pas du tout le monde qui peut se rendre à l’hôpital. Et on s’est dit : tiens, c’est peut-être le moment de lancer l’initiative d’un transport gratuit ". »

En effet, avec le couvre-feu instauré depuis mars et la suspension des transports en commun depuis début juillet dans la capitale, il est devenu difficile de trouver un moyen de transport en cas d’urgence, dès la nuit tombée. La cagnotte en ligne a permis de récolter 550 euros de dons. De quoi mettre en place pour quelques semaines au moins un service de taxi pour aider les personnes dans le besoin.

Des taxis fiers de leur travail

Et c’est ainsi que SOS Taxi est né il y a deux semaines. Reconnaissables grâce à leur signalétique, les taxis partenaires bénéficient de la clémence des forces de l’ordre pour circuler durant le couvre-feu. Hervé est fier de participer à l’aventure. Avec sa 4L quadragénaire, il est l’un des deux chauffeurs de la jeune plateforme.

« Lundi à 21h, la centrale d’appels de SOS Taxi m’appelle. On m’informe que je dois aller récupérer un malade à Itosy, en banlieue. J’enfile donc mon équipement de protection, je mets mon masque, ma visière, et je pars. Sur place, je découvre un attroupement autour du malade. Il était dans le coma. On l’a installé dans le taxi. Et on a dû faire 2 hôpitaux avant d’en trouver un qui puisse prendre notre malade en réanimation. »

Si le service a été conçu pour transporter les patients atteints du coronavirus, à la centrale d’appel, on sait rester ouvert d’esprit : « Il y a aussi des situations exceptionnelles. Comme la femme qui était enceinte et qui était presque en train d’accoucher. Il n’y avait pas d’ambulance, mais il y avait SOS Taxi. »

L’initiative a vocation à être maintenue durant toute la durée de la pandémie.

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