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Congo-Brazzaville: des rescapés de l'explosion de Mpila se font déloger

Des victimes de l'explosions du dépôt de munitions de Mpila viennent d'être déguerpis par les autorités de Kintélé (image d'illustration).
Des victimes de l'explosions du dépôt de munitions de Mpila viennent d'être déguerpis par les autorités de Kintélé (image d'illustration). AFP/GUY GERVAIS KITINA
Texte par : Loïcia Martial
4 mn

Près d’une quarantaine de familles victimes des explosions de 2012 à Mpila, quartier Est de Brazzaville, relogées au site de mille logements de Kintélé au nord de la ville ont du quitter les lieux en début de semaine sur demande de la municipalité, alors qu’elles y étaient installées depuis cette catastrophe.

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De notre correspondant à Brazzaville,

« Vraiment, on ne sait même pas quoi dire. On est fatigués », hurle une sinistrée rouge de colère. Elle a été chassée de chez elle et la serrure de sa maison changée aussitôt pour qu’elle n’y ait plus accès.

Elle n’est pas la seule dans cette situation : « Nous sommes un collectif de 39 familles sinistrées. La mairie de Kintélé veut nous faire passer du statut de sinistrés à celui de locataires et nous demande de régulariser notre situation à ce niveau-là. Nous pensons que la meilleure régularisation serait la reconstruction de nos maisons par l’État », selon ce responsable du Collectif des sinistrés qui a préféré garder l’anonymat.

Leur situation préoccupe les organisations de défense des droits de l’homme. L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) par la voix de Trésor Nzila, son directeur exécutif, demande au gouvernement de prendre toutes ses responsabilités : « Que le gouvernement indemnise toutes les victimes [des explosions de Mpila du 4 mars 2012 NDLR], de telle manière que ces victimes soient en mesure de se reloger dans des conditions dignes et elles pourront libérer les cases qu’elles occupent aujourd’hui », a-t-il suggéré.

►À lire aussi : 7 ans après les explosions de Mpila, des sinistrés toujours… sinistrés

De son côté, une source à la mairie de Kintélé a expliqué que des sinistrés se sont installés anarchiquement sur un deuxième site où les travaux d’aménagement n’étaient pas totalement achevés. Sur ce site, a expliqué la même source, ces sinistrés et même des ressortissants étrangers auraient participés des actes de vandalisme. Des contrats de bail leur ont été exigés juste pour le contrôle.

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