Accéder au contenu principal

Coup d'État au Mali: quelques divergences à la Cédéao durant le sommet virtuel

Copie d'écran des participants à la visio-conférence de la Cédéao sur le Mali, jeudi 20 septembre.
Copie d'écran des participants à la visio-conférence de la Cédéao sur le Mali, jeudi 20 septembre. Reuters/Cédéao
Texte par : RFI Suivre
3 mn

À la suite de leur sommet virtuel, les présidents des États membres de la Cédéao condamnent fermement le putsch des militaires au Mali, et demandent « le rétablissement immédiat du président Ibrahim Boubacar Keita » au pouvoir. Pourtant, l'union affichée du communiqué de l'organisation régionale ouest-africaine cache certaines divergences.

Publicité

D’après plusieurs personnalités hauts placées en Afrique de l'Ouest, certaines divergences se sont fait ressentir notamment au niveau des sanctions économiques annoncées par la Cédéao.

Pendant le sommet virtuel, deux positions différentes ont été défendues : d'abord celle en faveur de sanctions très fermes, soutenue notamment par la Guinée et la Côte d'Ivoire, qui a déjà commencé à appliquer ces sanctions économiques. Le président Alassane Ouattara aurait également évoqué la question de la Cour pénale internationale contre les putschistes. L'objectif de cette position très stricte est de décourager toute tentative de coup d'État, au Mali et ailleurs.

Burkina Faso et Sénégal pour des mesures plus modérés

Et si cet objectif est défendu par tous les membres de la Cédéao, d'autres ont plaidé pour des mesures plus modérées. Le Burkina Faso et le Sénégal ont exprimé leur crainte de compliquer encore plus la situation en asphyxiant économiquement le Mali par des sanctions trop sévères.

►À lire aussi : Mali : la Cédéao demande le rétablissement d'IBK dans ses fonctions

D'autres enjeux ont compté dans la balance : l’impact sur la lutte contre les groupes armés comme avec la question du carburant pour les militaires a été posée. Le Burkina Faso, qui partage 1 300 km de frontières avec le Mali, s'inquiète de l'approvisionnement de l'armée malienne pour combattre les groupes armés. Alors pour éviter que la lutte contre le terrorisme ne soit mise à mal par des sanctions économiques, le pétrole n'est pas concerné par l'arrêt des transactions économiques et la fermeture des frontières avec le Mali.

Et ce n'est pas la seule exception : il en est de même pour les produits de première nécessité, pour l'électricité, pour les médicaments et autre équipement de lutte contre le Covid-19.

Un autre sommet de la Cédéao doit se tenir la semaine prochaine.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.