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Mali: la délégation de la Cédéao a rencontré la junte et IBK

L'ex-président nigérian Goodluck Jonathan à son arrivée à l'aéroport de Bamako, le samedi 22 août.
L'ex-président nigérian Goodluck Jonathan à son arrivée à l'aéroport de Bamako, le samedi 22 août. ANNIE RISEMBERG / AFP
Texte par : Serge Daniel
3 mn

La capitale malienne accueille une nouvelle mission de la Cédéao, après la démission forcée du président Ibrahim Boubacar Keïta, chassé du pouvoir, mardi 18 août, par les militaires, et trois ans avant la fin de son second mandat.

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Avec notre correspondant à Bamako,

La délégation de l’organisation ouest-africaine est conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan. Il revient ainsi au Mali, après l'échec de sa médiation dans la fronde du M5 contre le président Keïta, avant l'éviction du pouvoir de ce dernier.

Cette délégation de la Cédéao a plusieurs rendez-vous, à commencer par celui de ce samedi avec une délégation de la junte, à savoir les membres du Comité national pour le salut du peuple qui ont pris le pouvoir.

Ensuite, en début de soirée, la délégation rend visite à près d’une vingtaine de détenus. Parmi eux, le président Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé.

Les discussions vont se poursuivre demain dimanche, notamment avec un entretien avec les membres de la Cour constitutionnelle du Mali. La junte, en effet, n’a pas suspendu la Constitution malienne.

Contacts avec la junte

Le représentant de la Cédéao au Mali a déjà engagé des contacts avec la junte et il aura peut-être préparé le terrain aux pourparlers que va conduire Goodluck Jonathan. La rencontre a eu effectivement lieu hier, vendredi, et d’après nos informations la junte confirme: la rencontre avec le représentant de la Cédéao à Bamako, Hamidou Boly, s’est bien passée. La junte accepte d’accueillir à bras ouverts la délégation attendue.

Par ailleurs, les militaires qui ont pris le pouvoir montrent quand même des signes d’ouverture. Ils comprennent les condamnations de principe et puis, dans la sous-région, on commence à dire qu’il faut chercher une solution pacifique.

Par exemple ce samedi matin, un diplomate nous confiait que des pays importants comme la Côte d’Ivoire ont certes fermement condamné le coup d'État mais que le président Alassane Ouattara n’est pas contre le Mali, n’est pas contre les Maliens, et qu’avec ses paires, il aidera à faire ce qui est bien pour ce pays frère. Donc, tout le monde finalement semble souhaiter une solution pacifique.

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