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Mali: le sort du président IBK au cœur des discussions entre la Cédéao et la junte

La délégation de la Cédéao est conduite par l'ancien président du Nigéria Goodluck Jonathan. Elle a rencontré la junte pour parler du sort d'IBK.
La délégation de la Cédéao est conduite par l'ancien président du Nigéria Goodluck Jonathan. Elle a rencontré la junte pour parler du sort d'IBK. ANNIE RISEMBERG / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Une partie de la délégation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) en visite à Bamako a pu rendre visite au président Ibrahim Boubacar Keïta renversé par des militaires. Son sort est en discussion. La délégation est plutôt satisfaite d'avoir pu le rencontrer.

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De notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

La délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest à Bamako insiste. La junte malienne a tout de suite facilité une visite au président Ibrahim Boubacar Keïta renversé et détenu dans une villa. « Nous avons rencontré son excellence le président Keïta et nous l’avons trouvé en bonne santé. Nous remercions la junte qui a facilité très rapidement cette rencontre », a fait savoir Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao.

Des discussions sur le sort d'IBK

Le président IBK est aujourd’hui nettement mieux logé et mieux traité que lors de sa première nuit passée entre les mains des putschistes. D’après nos informations, il a pu brièvement parler au téléphone au président tchadien Idriss Déby Itno et au représentant spécial de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif.

« Nous ne sommes qu’au début, comme je l’ai dit et nous l’avons vu, et nous allons encore certainement le revoir », a expliqué Jean-Claude Kassi Brou au sujet d'une éventuelle évacuation du président IBK pour des raisons sanitaires.

Au Mali, rien n’est encore définitivement arrêté, mais l’intégrité physique du président renversé doit être respectée, insiste la Cédéao. IBK est âgé de 75 ans, et a quelques soucis de santé. La junte et la Cédéao vont poursuivre encore pendant 48 heures les discussions sur le sort du président renversé.

La délégation a également rendu visite au Premier ministre Boubou Cissé et à près de 20 autres détenus militaires et civils dont le président de l'Assemblée nationale dissoute, Moussa Timbiné.

►À lire aussi : Mali: la Cédéao demande le rétablissement d'IBK dans ses fonctions

Opération « séduction » de la junte

« Les discussions se sont déroulées dans un climat très ouvert et on a senti une volonté d'aller vraiment de l’avant. La Cédéao a essentiellement pour rôle d’accompagner le Mali. La solution que nous devons trouver, je crois que tout le monde est d’accord, c’est une solution qui satisfasse les Maliens d’abord et qui soit aussi bénéfique pour tous les pays de la sous-région », a expliqué Jean-Claude Kassi Brou.

Il affirme qu'elles se font dans une ambiance très détendue « et nous avons convenu de nous revoir demain pour poursuivre cette discussion. Nous espérons pouvoir tout finaliser d’ici le lundi »,a-t-il poursuivi.

L’opération « séduction » de la junte malienne marque déjà des points. Il y a l’humilité apparente de ses chefs devant la délégation de la Cédéao, leur volonté affichée d’associer toutes la classe politique locale à la sortie de crise. Mais encore leur engagement à respecter les droits humain.

Dans les coulisses des discussions, on a appris que dans l’ensemble, les chefs d’États de la sous-région notamment l’ivoirien Alassane Dramane Ouattara encouragent les uns et les autres à trouver une solution malienne à la crise. En tout cas, la Cédeao n’est pas venue ici avec un gros bâton contre les putschistes. Les discussions vont se poursuivre ce dimanche.

Conséquences du coup d'État à Kayes à l'ouest du Mali.

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