Angola: les forces de sécurité accusées d'avoir tué pour faire respecter les règles anti-Covid

Luanda, le 8 juin 2020. Un policier angolais surveille une rue tandis que des manifestants protestent contre le manque de nourriture pendant la quarantaine imposée à Hoji-Ya-Luanda.
Luanda, le 8 juin 2020. Un policier angolais surveille une rue tandis que des manifestants protestent contre le manque de nourriture pendant la quarantaine imposée à Hoji-Ya-Luanda. OSVALDO SILVA / AFP

Amnesty International et Omunga, l’ONG locale de défense des droits de l’homme, accusent les forces de sécurité chargées de faire respecter les mesures de restrictions liées au Covid-19 d’avoir tué au moins sept jeunes hommes depuis le début de la crise sanitaire dans le pays en mai dernier.

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Ces personnes, dont le plus jeune n’avait que 14 ans, ont été tuées pour avoir bravé l’état d’urgence. Selon une enquête publiée lundi 24 août par ces organisations, la police et l’armée usent de la violence sous couvert de lutter contre la propagation du virus.

Nous avons constaté une militarisation de la gestion du Covid-19 dans le pays. Cela a occasionné l'assassinat de plusieurs jeunes. La police et l'armée angolaises n'hésitent pas à faire usage de la violence et de leurs armes pour faire respecter les mesures contre le Covid-19.

David Matsinhe, chercheur pour l’Afrique australe à Amnesty international

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