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Burkina Faso: une association recense les enfants déplacés pour les rescolariser

(illustration) Des déplacés internes venus du nord de Burkina Faso, autour d'une pompe à eau, à Kaya, le 22 janvier 2020 (Photo d'illustration).
(illustration) Des déplacés internes venus du nord de Burkina Faso, autour d'une pompe à eau, à Kaya, le 22 janvier 2020 (Photo d'illustration). OLYMPIA DE MAISMONT / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Il y a plus de 900 000 déplacés internes au Burkina Faso selon les derniers chiffres de OCHA, le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Et parmi ces personnes, des enfants privés d'école. Une association appelée Dewran, « entente » en langue peulh, s'est donnée pour mission de scolariser à nouveau ces enfants pour la prochaine rentrée scolaire.

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Ces milliers de déplacés ont fui l'insécurité et les attaques terroristes dans le Nord et l'Est du pays. Et le nombre de personnes ayant besoin d'assistance humanitaire ne cessent d'augmenter. De janvier à juin 2020 il est passé de 2,2 millions à 2,9 millions, soit 32% d'augmentation toujours selon Ocha.

L'éducation est l'un des secteurs les plus touché avec 2 512 écoles fermées et 350 000 élèves touchés. Pour mener à bien sa mission, Dewran a commencé la semaine dernière à Ouagadougou le recensement de ces enfants déscolarisés.

L’ong voudrait mettre en place un système de parrainage et de suivi avec l'aide d'autres ONG et des autorités burkinabè. Amadou Diallo est le président de l'association Dewran. Il a été joint par Kpénahi Traoré, du service Afrique de RFI.

Les gens ont fui les villages pour échapper à l'insécurité et se sont réfugiés en ville où d'autres problèmes les attendent, nous explique Amadou Diallo. Il faut trouver et identifier les enfants de ces familles déplacées, les recenser et trouver des structures ou des personnes pour les parrainer et permettre leur rescolarisation. « En deux jours, nous avons pu recenser 320 enfants ». Le risque si ces enfants ne vont pas à l'école, c'est qu'ils soient recrutés par les groupes armés, craint Amadou Diallo.

À lire aussi : Au Burkina Faso, le nombre de déplacés a augmenté durant les deux derniers mois 

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