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Essais nucléaires français en Algérie: l'Ican demande une liste des sites contaminés

Le 27 décembre 1960 près de Reggane, dans le sud algérien, l'opération Gerboise rouge, troisième essai nucléaire aérien réalisé par la France.
Le 27 décembre 1960 près de Reggane, dans le sud algérien, l'opération Gerboise rouge, troisième essai nucléaire aérien réalisé par la France. AFP PHOTO FILES/HO **B/W ONLY
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le bureau français de l'ONG internationale Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN) demande au ministère de la Défense de donner la liste des territoires algériens potentiellement contaminés par la radioactivité à cause d'essais nucléaires réalisés par la France dans les années 60. Soixante ans plus tard, tous les déchets nucléaires n'ont pas été évacués.

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Tractopelles, moteurs, avions... Dès les premiers essais nucléaires dans les régions de Reggane et d'In Ekker, la France enfouit ses déchets dans le sable du Sahara algérien.

« C'est du matériel qui a servi par exemple pour des expérimentations lorsque la France faisait des essais nucléaires atmosphériques, nous explique Jean-Marie Collin est co-porte parole de l'antenne française de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, joint par Maud Charlet. Elle a testé si les chars ou les avions pouvaient résister au souffle d'une arme atomique. Vous avez aussi du personnel, qui utilisait du matériel dans le cadre de la préparation des essais nucléaires, qui ont pu être contaminés : ça va du simple tournevis aux tenues vestimentaires qui ont aussi été enterrées ou laissées sur place. »

En plus du matériel probablement encore présent, des matières radioactives ont elles aussi été laissées sur place, selon le second porte parole de l'ONG, Patrice Bouveret. « Il y a a eu des accidents pendant les essais, qui ont dégagé des matières radioactives qui elles aussi ont été laissées à l'air libre, et y sont toujours, encore aujourd'hui en 2020. » 

Résultat, roches et sols sont pollués... Une menace pour les populations locales peu informées des risques sanitaires, d'autant que toutes les zones d'expérimentations n'ont pas été révélées par la France. Le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires de l'ONU devrait aider l'Algérie, en train de le ratifier, à obtenir plus d'informations.

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