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Denis Mukwege tonne contre le manque de justice pour les crimes en RDC

Denis Mukwege lors d'une conférence de presse à Tokyo, le 3 octobre 2019.
Denis Mukwege lors d'une conférence de presse à Tokyo, le 3 octobre 2019. Behrouz MEHRI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Malgré les menaces de mort, le docteur Denis Mukwege est loin d’être découragé. Le prix Nobel de la paix congolais est apparu en vidéoconférence depuis Bukavu lors d’une session de la commission droits de l’homme du Parlement européen. Il n’en démord pas : sans juger les crimes du passé, les violations des droits de l’homme vont continuer de se multiplier dans son pays.

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Bien loin d’être intimidé par les menaces qui pèsent sur lui, le docteur Mukwege insiste sur la gravité de la situation des droits humains dans son pays. Il cite les chiffres du dernier rapport du Bureau des Nations unies aux droits de l’homme de l’ONU sur les six premiers mois de l’année. « En moyenne, huit civils sont tués chaque jour dans le cadre des conflits, c'est énorme. Et bien souvent, ce sont les femmes et les enfants qui sont les principales victimes. Jour après jour, mois après mois, année après année, de nouvelles violations des droits humains sont documentées, rapportées et analysées. »

Pour le docteur Mukwege, c’est parce que les bourreaux d’hier se cachent encore au sein des armées et des institutions de la RDC et des pays de la région que ces violations se perpétuent. Il appelle à la création d’un tribunal pénal international qui puissent juger non seulement les crimes des deux guerres, mais que son mandat s’étende jusqu’à aujourd’hui. « Le manque de volonté politique et la realpolitik ont trop longtemps primé sur le besoin et la soif de justice et de vérité. C'est dans ce contexte que les massacres se poursuivent. Cette situation qui fait honte à notre humanité commune ne peut plus durer. »

Le prix Nobel de la paix a salué l’initiative du président Tshisekedi - « homme politique sans lien avec les crimes du passé », a-t-il souligné - d’opter pour la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle. Mais début août, le chef de l’État s’était plaint du peu d’avancées sur ce projet à l’étude au niveau du gouvernement.

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