L’Angola souhaite adhérer à l'ITIE pour plus de transparence dans ses industries extractives

João Lourenço, président de l'Angola.
João Lourenço, président de l'Angola. Michele Spatari / AFP

L'Angola souhaite adhérer à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), une organisation internationale chargée de mettre en place des normes visant à assurer la transparence dans l'utilisation des revenus des industries extractives, un secteur jugé comme l'un des plus importants vecteurs de corruption au monde. 54 pays dans le monde, dont 25 en Afrique, participent à ce processus qui a fait ses preuves mais démontré aussi un certain nombre de limites.

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Au siège de l'ITIE à Oslo en Norvège, la demande angolaise a été accueillie comme une divine surprise. Le deuxième producteur de pétrole en Afrique, a longtemps été un considéré comme un mauvais élève, entretenant l'opacité la plus totale sur l'utilisation de l'argent du pétrole. Mais le régime qui a succédé en 2018 à celui d'Eduardo Dos Santos proclame sa volonté de changement.

Le processus d'adhésion à l'Itie sera un test intéressant, juge-t-on au siège de l'organisation. Car, pour être admise, Luanda doit démontrer qu'il existe une société civile suffisamment indépendante pour participer aux travaux de l'Itie. Le processus est en effet collectif entre un État, ses industries extractives et sa société civile. Il repose sur la bonne volonté. Cette bonne volonté est l'une des limites de l'Itie qui ne dispose pas de mécanisme de contrainte. De plus, l'organisation s'intéresse aux contrats signés entre les États et les industriels, mais ne s'attaque pas encore au processus d'appel d'offres et d'octroi des licences d'exploitation, domaine très opaque et où de nombreuses dérives ont été constatées.

C'est d'ailleurs, assure l'Itie, l'un des grands chantiers de 2021. L'organisation souhaiterait aussi renforcer rapidement son mécanisme de sanctions. Car pour l'instant, celui-ci est inoffensif. La suspension ou l'exclusion d'un pays du mécanisme Itie n'aucune incidence sur ses activités extractives.

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