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L'opposition ivoirienne demande à Emmanuel Macron sa position sur la candidature Ouattara

Pascal Affi N'Guessan et d'autres membres de l'opposition ivoirienne demandent au chef de l'État français de dire s'il soutient ou non la candidature d'Alassane Ouattara à la prochaine élection présidentielle.
Pascal Affi N'Guessan et d'autres membres de l'opposition ivoirienne demandent au chef de l'État français de dire s'il soutient ou non la candidature d'Alassane Ouattara à la prochaine élection présidentielle. SIA KAMBOU / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors que le président Alassane Ouattara est en France et doit rencontrer Emmanuel Macron en fin de semaine, plusieurs opposants interpellent le président français. Ils souhaitent qu’il se prononce sur la candidature du chef de l’État ivoirien sortant. Emmanuel Macron avait officiellement salué, le 5 mars, l’annonce d’Alassane Ouattara de ne pas briguer un nouveau mandat, le qualifiant d'« homme de parole et d’homme d’État ». Or, depuis le revirement du président ivoirien le 6 août, Paris garde le silence. L’opposition ivoirienne l’exhorte donc à se positionner de nouveau.

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Avec notre correspondant à Abidjan,  Pierre Pinto

Dernière lettre ouverte en date, celle de Pascal Affi N’Guessan. Le candidat FPI y écrit au président français que l’annonce de la nouvelle candidature d’Alassane Ouattara, qu’il qualifie de « coup d’État institutionnel », est « source de conflits ». « Alassane Ouattara vient vous demander sinon votre soutien à sa forfaiture, du moins votre bienveillante neutralité », croit savoir Pascal Affi N’Guessan. « Votre silence est […] diversement interprété dans mon pays. Il est analysé, car il autorise toutes les supputations. […] Votre parole a contrario est très attendue », ajoute l’ancien Premier ministre ivoirien.

Quelques jours plus tôt, c’est Guillaume Soro qui publiait sa lettre ouverte. S’adressant à Emmanuel Macron, l’ancien président de l’Assemblée nationale et lui aussi candidat écrivait ceci : « Puisque, en vous exprimant une première fois vous êtes désormais partie prenante dans le débat politique ivoirien, votre silence face à la forfaiture qui se dessine serait incompréhensible. Pire aux yeux de beaucoup, il vaudrait complicité », déclare Guillaume Soro.

Dans une interview au Monde, le candidat du PDCI, Henri Konan Bédié, indique avoir lui aussi écrit au président français pour lui décrire « un état des lieux des plus inquiétants ».

Mais le pouvoir n’est pas en reste. Depuis quelques jours, plusieurs ministres sont à l’offensive dans les médias parisiens pour défendre ce qu’ils considèrent comme une « candidature à un premier mandat de la IIIe République », et accuser l’opposition de « repli identitaire » et de « velléités de déstabilisation ».

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