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RDC: des miliciens Codeco font une incursion à Bunia

Une vue de la localité de Bunia, en RDC, le 9 novembre 2015 (photo d'illustration).
Une vue de la localité de Bunia, en RDC, le 9 novembre 2015 (photo d'illustration). AFP PHOTO/EDUARDO SOTERAS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des dizaines de miliciens Codeco ont circulé dans la ville de Bunia, en Ituri, ce vendredi matin. Ils étaient venus pour demander la libération de leurs collègues détenus et sont restés quelques heures autour de la prison, avant de se retirer de la ville suite à des discussions avec les autorités.

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Bandeaux autour de la tête et Kalachnikov en bandoulières pour certains, machettes, flèches, gourdins et armes blanches pour d’autres, une centaine de ces miliciens ont fait irruption en ville très tôt le matin, créant la panique parmi la population.

Ces miliciens étaient regroupés à une dizaine de kilomètres de la ville, ils avaient promis de déposer les armes et attendaient leur prise en charge, disaient-ils, par un processus de désarmement et de réinsertion. Ils exigeaient aussi, et ce matin encore, la libération de leurs camarades détenus à la prison de Bunia. C’est d’ailleurs là qu’ils se sont rendus ce matin sous escorte des forces de sécurité, rapportent des témoins.

Pendant les heures de négociation avec les autorités politiques et militaires, ils ont soulevé la question de leur prise en charge par le gouvernement, qu'ils attendent toujours depuis l'annonce de leur intention de déposer les armes. Un compromis a été trouvé en début d’après-midi. Des sacs de riz, de haricots et de bidons d’huiles sortis des dépôts de l’armée leur ont été donnés, et ils ont été conduits hors de la ville dans trois camions des FARDC.

Cette situation a été qualifiée de « préoccupante » par les autorités locales. Jean Bamanisa-Saïdi, le gouverneur de la province de l’Ituri, a lui insisté sur l’urgence d’accélérer la mise en place d’un programme de démobilisation intégrant une réinsertion communautaire dans ces zones pauvres.

La Monusco n’est pas intervenue, mais elle avait mis ses troupes en état d’alerte. Il faut dire que cet épisode intervient après les déclarations de sa cheffe Leila Zerrougui. La représentante spéciale avait fustigé la signature d’accord avec des groupes armés incluant l’amnistie et leur intégration au sein des FARDC. Elle avait assuré que les bailleurs de fonds, comme la Monusco, n’étaient plus prêts à investir dans ce type de programme.

Des négociations en ce sens ont pourtant été engagées entre le gouvernement et plusieurs groupes en Ituri, dont la Codeco. Les combattants attendent depuis plusieurs mois leur prise en charge dans un programme DDR.

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