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Cameroun: l'inquiétude reste vive à Bamenda après des tirs entre armée et séparatistes

Bamenda, une des villes anglophones du Cameroun parmi les plus importantes.
Bamenda, une des villes anglophones du Cameroun parmi les plus importantes. AFP/Reinnier KAZE
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Cameroun, la situation est toujours très tendue à Bamenda, dans la région anglophone du Nord-Ouest, où de violents échanges de tirs entre l’armée et des combattants séparatistes ont été signalés en milieu de semaine. La population civile est prise en étau. Un tel niveau de violence dans cette zone n’avait plus été observé depuis fin 2019.

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Si la violence a baissé d’un cran, des tirs sporadiques ont encore été signalés, ce samedi 5 septembre dans plusieurs quartiers de Bamenda, dans la province camerounaise anglophone du Nord-Ouest. Ailleurs, après quatre jours suspendus par la peur, quelques commerces ont timidement commencé à rouvrir.

Partout, l’inquiétude reste vive, surtout depuis la décision des autorités préfectorales d’interdire la circulation des motos, y compris pour les commerçants, à partir du lundi 7 septembre. Cette décision a été annoncée vendredi, à l’issue d’un Conseil de sécurité, au motif que les séparatistes utilisent ce moyen de transport pour mener leurs attaques-éclairs, dont celle qui a coûté la vie à un inspecteur de police, mardi 1er septembre. Un acte « barbare », s’est indigné le porte-parole du gouvernement.

Crainte de représailles

Outre l’impact économique d’une telle interdiction sur une population déjà très éprouvée, ce qui inquiète la société civile, c’est la réaction des séparatistes. Ils ont annoncé, en retour, une interdiction de circuler pour « tout véhicule », ce qui fait craindre des représailles contre quiconque braverait cette décision, comme ce fut le cas par le passé.

Ce samedi, quelques barrages tenus par les séparatistes étaient déjà signalés sur l’axe Boyo-Bamenda. « Ils doivent arrêter de se servir des civils pour mener leur guerre », s’indigne Joseph Ayeah Chongsi, directeur de l'ONG Center for Human Rights and Peace Advocacy (Chrapa).

Comme beaucoup à Bamenda, il fustige aussi bien la violence des séparatistes que les méthodes des forces de sécurité qu’il accuse, dans leur traque, de « s’en prendre de manière aveugle aux populations civiles désarmées ». Aucun bilan indépendant des affrontements de cette semaine sur les civils n'est pour le moment disponible.

► À lire aussi: Cameroun: les civils de Bamenda victimes des combats entre séparatistes et forces de l’ordre

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