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RCA: l'Autorité nationale des élections face au difficile respect du calendrier électoral

Opposition et société civile doutent que l'ANe arrive à tenir les délais pour les élections de décembre en Centrafrique (image d'illustration).
Opposition et société civile doutent que l'ANe arrive à tenir les délais pour les élections de décembre en Centrafrique (image d'illustration). REUTERS/Siegfried Modola
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Centrafrique, le Comité stratégique d’appui au processus électoral s’est réuni ce vendredi 4 septembre, à trois mois et demi de la présidentielle prévue le 27 décembre. Il a été décidé que l’Autorité nationale des élections (ANE) rencontre mardi prochain la Cour constitutionnelle en vue d’« harmoniser le chronogramme technique et les dates constitutionnelles qu’on ne peut pas dépasser », selon nos sources.

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La première date-butoir arrive à grand pas. Le président centrafricain doit signer au plus tard le 27 septembre prochain le décret de convocation des électeurs, qui sera précédée la veille de celle d’un autre décret, portant découpage des circonscriptions électorales. Mais pour cela, l’Autorité nationale des élections (ANE) doit avoir publié une liste unique provisoire des électeurs avant cette date, selon nos sources. C’est là où le bât blesse.

Malgré les assurances de l’ANE, opposition et société civile se disent certains que « l’ANE a déjà échoué et ne pourra pas tenir les délais », alors que les représentants de la communauté internationale ne cachent pas leurs doutes.

Gageure

L’ANE doit en effet terminer d’ici trois semaines au plus l’enrôlement à l’intérieur du pays et celle de la diaspora disséminée dans une dizaine de pays en Afrique et en Europe, enregistrer toutes ces données, vider le contentieux et publier la liste provisoire avant le 27 décembre, une « véritable gageure » aux yeux de participants à la réunion du vendredi 4 septembre.

Nos sources assurent qu’ils n’ont pas pu se pencher sur cette question des « délais » comme prévu, le président Faustin Archange Touadéra ayant instruit l’ANE et la Cour constitutionnelle qu’elles se rencontrent pour harmoniser leurs vues, lorsqu’il a reçu les responsables de toutes les institutions républicaines il y a trois jours.

C’est après cette réunion entre les deux organes prévue mardi que le Comité stratégique d’appui au processus électoral pourra dire si oui ou non, il y aura un glissement du calendrier électoral.

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