Accéder au contenu principal

Guinée: le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, candidat à la présidentielle

Cellou Dalein Diallo, candidat à la présidentielle en Guinée, lors de son investiture, le 6 septembre 2020.
Cellou Dalein Diallo, candidat à la présidentielle en Guinée, lors de son investiture, le 6 septembre 2020. RFI/Carol Valade
Texte par : RFI Suivre
5 mn

À un peu plus de 48 heures de la clôture du dépôt des candidatures pour l'élection présidentielle du 18 octobre en Guinée, le chef de file de l'opposition Cellou Dalein Diallo a confirmé, ce dimanche 6 septembre, sa participation au scrutin. Ancien Premier ministre et chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo a également annoncé son intention de continuer à se battre contre un troisième mandat du président sortant Alpha Condé.

Publicité

Avec notre correspondant à Conakry, Mouctar Bah

Cellou Dalein Diallo a annoncé sa candidature au sortir d’une convention nationale de l’UFDG, ayant rassemblé à son siège environ 500 délégués. En acceptant la proposition de son parti d’être candidat à l’élection présidentielle, le principal opposant d’Alpha Condé ne manque pas de griefs contre les organes en charge des élections en Guinée.

« Avec un fichier électoral tronqué et taillé sur mesure, une Céni et une cour constitutionnelle totalement inféodées à Alpa Condé, la tâche ne sera pas facile. Ce n’est pas pour autant qu’il faut céder aux forces de l’abandon, la Guinée aujourd’hui est dans une situation de non-droit, il faut obligatoirement corriger cela par un retour à un ordre constitutionnel normal. Nous le ferons ensemble. C’est donc dans la foi de cet exaltant projet commun que j’accepte votre décision de m’investir comme candidat de l’UFDG à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 ».

La décision a été difficile à prendre, mais il le fallait, explique Kalémodou Yansané, membre du bureau politique du parti. « Au niveau de la direction nationale, les débats étaient houleux, les positions étaient divergentes, chaque choix a ses avantages et ses inconvénients. Mais on s’est rendu compte que si on croise les bras et on signe la défaite, on n’aura pas honoré la mémoire de nos victimes. Donc, nous sommes obligés d’aller nous battre dans les urnes sans renoncer aux combats de rues avec le FNDC (Font national pour la défense de la Constitution) ».

Le parti a décidé de participer à cette élection et m’a désigné pour le représenter. Le parti a estimé qu’il était bon, en plus des manifestations pacifiques contre le troisième mandat d’Alpha Condé, de se battre aussi dans les urnes. […] Je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire perdre Alpha Condé dans les urnes. Il a déjà perdu la confiance du peuple. Le peuple veut le sanctionner aux urnes. Je veux être là pour être le porteur de l’espoir, de l’espérance du peuple de Guinée.

Cellou Dalein Diallo, chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)

Scission au sein du FNDC

En revanche, l'autre figue de l'opposition, Sidya Touré a lui décidé de ne pas participer au scrutin présidentiel, « par princpe ». « Tous les morts lors des manifestations, notre engagement contre la Constitution, les manipulations qui sont intervenues, ne nous permettent pas d’accompagner Alpha Condé dans ce qui n’est, en réalité, pas une élection. Nous ne pourrons pas participer à ces élections mais, par contre, le FNDC continuera de lutter pour le départ d’Alpha Condé. »

Quant au sujet de la candidature de Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré évoque une scission au sein du FNDC. « Je pense qu’il doit avoir une raison qui lui est propre. L'essentiel, ce que j’ai entendu, c’est qu’il continuera la lutte pour qu’Alpha s’en aille. Mais le fait de participer est une scission avec le Front national, c’est évident. »

► (Ré)écouter : Guinée: «Alpha Condé viole la Constitution», dit Cellou Dalein Diallo

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.