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Niger: Niamey sous les eaux après des pluies diluviennes

La ville de Naimey est sous les eaux après de fortes pluies, Niger, le 27 août 2020.
La ville de Naimey est sous les eaux après de fortes pluies, Niger, le 27 août 2020. BOUREIMA HAMA / AFP
Texte par : RFI Suivre
6 mn

À Niamey, l’eau est montée à un niveau jamais atteint. Les pluies torrentielles de ces derniers jours ont fait céder des digues provoquant des dégâts dans les rizières et sinistrant des milliers d'habitations. L'hôpital national de Lamordé, l'ancien CHU, est inondé. Le président Mahamadou Issoufou s'est rendu sur place ce mardi matin.

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Avec notre correspondant à Niamey, Moussa Kaka

Les eaux du fleuve Niger continuent de faire des victimes sur la rive droite du fleuve. Depuis 48 heures, les populations des quartiers Saga, Lamordé, Nogare et leurs environs ne savent plus à quels saints se vouer. Les dégâts dans les rizières s’étendent à perte de vue à Saga : « Donc, c’est en moins de deux heures de temps que nous nous sommes trouvés inondés. Et je suis dans ce quartier depuis 1974 », témoigne un habitant.

Reportage au sein des populations inondées de Niamey

Depuis près de 60 ans, de telles quantités de pluies ne sont pas tombées sur ces rives de Niamey, raconte Aliza Abdou qui a les pieds dans l'eau depuis 5 heures du matin : « Depuis que je suis née, je n’ai jamais vu ça. C’est la première fois que je vois l’eau nous inonder jusque dans notre concession. »

Visite du président Issoufou

La principale digue du quartier Lamordé n’a pas tenu face à la pression des eaux du fleuve. Deux brèches ouvertes ont inondé plusieurs milliers de ménages en 24 heures dans le quartier. « Ce qui est encore plus choquant, c’est que l’eau a contourné pour aller vers le CHU qui est inondé complètement. Il faut évacuer les malades. C’est la catastrophe », s’alarme Abderrahmane Umaru, un habitant.

C’est la seconde fois que le président Mahamadou Issoufou met les pieds dans l’eau en rendant visite aux sinistrés : « Je voudrais ici rassurer les populations sinistrées sur les dispositions qui sont en train d’être prises pour les reloger, pour les appuyer en alimentation, en vivres. Je voudrais qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules. »

Ce lundi, cinq serpents qui fuyaient les eaux en furie ont été tuées dans les concessions.

L'eau est rentrée dans l'hôpital, dans la cour où nous avons des patients.

Docteur Ousseini Mariama Abdou, directrice du CHU de Niamey

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