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Présidentielle en Côte d'Ivoire: le point de vue de l'opposition en exil en France

L'opposition ivoirienne en exil à Paris dénonce la candidature d'Alassane Ouattara à un troisième mandat.
L'opposition ivoirienne en exil à Paris dénonce la candidature d'Alassane Ouattara à un troisième mandat. Crédit : @AOuattara_PRCI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'opposition ivoirienne en exil en France s'est réunie mercredi à Paris pour un dîner de presse organisé pour la sortie du livre de Stéphane Kipré, gendre de Laurent Gbagbo et président du parti de l'Union des nouvelles générations, intitulé De moi, de toi, de la Côte d'Ivoire. L'occasion d'aborder les craintes concernant l'élection présidentielle du 31 octobre prochain.

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Pour Stéphane Kipré, président de l’Union des nouvelles générations, un report de l’élection est nécessaire. L’opposant dénonce la candidature d’Alassane Ouattara. Et selon lui, le silence d’Emmanuel Macron après sa rencontre avec le président ivoirien pose de nouvelles questions. « Lorsque le président Alassane Ouattara a décidé de ne pas briguer un troisième mandat, l’Élysée a tweeté pour le féliciter. Donc, quelle est la position de la France maintenant qu’il a choisi de briguer un troisième mandat hors constitutionnel ? »

La position de Stéphane Kipré est claire : la candidature d’Alassane Ouattara est inconstitutionnelle. Un avis partagé par Akossi Bendjo, ancien maire PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) de la commune du Plateau à Abidjan. « On ne peut pas admettre que les gens aient la mémoire aussi courte et que du jour au lendemain on ne se souvienne pas des conditions dans lesquelles cette Constitution a été votée. Donc nous avons fait une requête. Nous espérons que dans ce pays, le droit sera respecté », affirme-t-il.

Les membres de l’opposition dénoncent également le retrait des listes électorales de Laurent Gbagbo. Un retrait qualifié de politique par Issa Malick Coulibaly, son ancien directeur de campagne. « Il veut venir, on l’empêche de façon artificielle en lui refusant même un passeport ordinaire, ce qui est évidemment politique et complètement inadmissible, s'insurge-t-il. Donc c’est une éviction de la liste électorale qui est purement politique. Je suis persuadé qu’il sera quand même candidat et les électeurs décideront si c’est lui qu’ils veulent ou pas comme leur prochain président. »

Le Conseil constitutionnel doit se prononcer la semaine prochaine sur la candidature de Laurent Gbagbo et des 44 autres candidats à la présidentielle.

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