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Éthiopie: victoire sans appel du parti TPLF dans un scrutin au Tigré jugé «illégal»

Un partisan du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) porte un t-shirt à l'effigie de son président Debretsion Gebremichael, le 9 septembre 2020.
Un partisan du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) porte un t-shirt à l'effigie de son président Debretsion Gebremichael, le 9 septembre 2020. EDUARDO SOTERAS / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La commission électorale de la région du Tigré a proclamé ce vendredi 11 septembre les résultats de l'élection législative contestée par le pouvoir fédéral qui s'est tenue mercredi. C'est un raz-de-marée pour le parti au pouvoir, le Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF, qui consolide ainsi sa position, alors que le scrutin n'est pas reconnu par le gouvernement central.

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98,2 % des voix pour le TPLF, avec une participation de 97 % des électeurs inscrits : c'est l'unanimité qui a donc prévalu mercredi dans la région éthiopienne du Tigré, malgré les mises en garde du gouvernement fédéral d'Addis Abéba.

L'élection est décrite par un observateur indépendant comme un vote pour la sécurité et l'autodétermination, que seul à ce stade le TPLF peut offrir, dit-il. Aucun incident et aucune plainte n'ont été signalés lors du vote ou du dépouillement.

Prétexte pour se maintenir au pouvoir

Le TPLF s'octroie donc 152 des 190 sièges de députés du parlement régional. Les quatre autres partis ayant participé à l'élection se partageront les 38 sièges restants, en vertu d'une décision du Conseil national régional du Tigré datant du mois dernier.

Cela dit, même si rien n'est venu l'empêcher, comme le craignaient certains, le gouvernement éthiopien ne reconnaît pas la validité de ce scrutin. Officiellement, les élections législatives ont été repoussées dans tout le pays en raison de la pandémie de Covid-19. Mais pour le TPLF, en rupture avec le Premier ministre Abiy Ahmed après avoir été évincé du pouvoir en 2018, il s'agit là d'un prétexte de ce dernier pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

À lire aussi : Éthiopie: la tension monte entre Addis-Abeba et la région du Tigré

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