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Centrafrique: vers un glissement des élections ?

Ultimes vérifications du matériel de vote, à la veille du scrutin en Centrafrique, le 29 décembre 2015, à Bangui.
Ultimes vérifications du matériel de vote, à la veille du scrutin en Centrafrique, le 29 décembre 2015, à Bangui. ISSOUF SANOGO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Majorité présidentielle, opposition et société civile sont parvenues jeudi à un consensus sur « l’impossibilité » d’organiser dans les délais les élections présidentielle et législatives du 27 décembre, et sur la nécessité de mettre en place un glissement électoral en raison des retards dans l’enregistrement des électeurs. Les diplomates se félicitent d’une avancée qui permettrait de préserver la stabilité du pays.

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Une convocation des électeurs prévue pour le 27 septembre, alors que l’enregistrement de ces mêmes électeurs doit aller jusqu’au 11 octobre au moins : l’équation était devenue impossible pour l’ANE, si l’on s’en tient au prescrit du code électoral. « Les parties prenantes au Cadre de concertation du processus électoral n’avaient donc plus d’autres choix que d’acter le fait qu’un report des élections était devenu inévitable », expliquent des sources diplomatiques à Bangui.

Cela a été fait au cours d’une réunion facilitée par « les garants et facilitateurs de l’Accord de paix pour la Centrafrique » qui a duré toute la journée de jeudi, comme le confirme les représentants de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile au sein du Cadre.

Mais « le temps presse et le plus dur est devant nous », reconnaissent les mêmes sources diplomatiques, qui rappellent que la Cour constitutionnelle a conditionné une dérogation en ce qui concerne le report de la convocation des électeurs prévues dans deux semaines, à une concertation nationale qui débouche sur un consensus politique.

Le Cadre de concertation a donc demandé à l’ANE dès jeudi d’en référer à l’exécutif pour qu’elle lance une concertation politique le plus rapidement possible, comme l’a confirmé Marcel Djimassé, qui y représente la majorité présidentielle.

Opposition et société civile, elles, s’engagent à accepter une prorogation des mandats présidentiel et parlementaire. Ils vont exiger en échange un gouvernement d’union nationale présidé par l’un d’eux.

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