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Libye: l'ONU sort du blocage sur l'avenir de sa mission politique dans le pays

Le siège de l'Organtion des nations unies (ONU) à New York, le 9 septembre 2020.
Le siège de l'Organtion des nations unies (ONU) à New York, le 9 septembre 2020. Daniel SLIM / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Peut-être la sortie de crise pour la mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul). Après six mois de désaccord entre les membres du Conseil de sécurité, pour remplacer Ghassan Salamé qui avait démissionné de la tête de cette mission pour raisons de santé, il semblerait que les États-Unis aient réussi à imposer leur vision. Et que le poste du chef de la mission soit divisé en deux.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

La Manul, et la Libye dans son ensemble, se seraient bien passés d’une crise supplémentaire. Mais depuis six mois et le départ de son représentant Ghassan Salamé, la mission de l’ONU a été fragilisée par une crise de succession - en parallèle de l’enlisement du conflit entre le gouvernement d'union national reconnu par la communauté internationale (GNA) et le camp du maréchal Haftar.

Aucun des deux candidats présentés par le secrétaire général Antonio Guterres n’ont pu être retenus car les États-Unis bloquaient systématiquement les nominations, et réclamaient que le poste soit scindé en deux, entre un émissaire politique, et un chef de mission chargé des tâches plus logistiques. Un dispositif très critiqué par les 14 autres membres du Conseil dans le contexte libyen.

Mandat renouvelé pour un an

Les candidatures de l’ancien chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra, puis de l’ex-ministre ghanéenne Hanna Serwaa Tetteh étaient pourtant solides - et collaient aux exigences de l’Union Africaine d’un représentant de l’ONU issu du Continent. Mais les États-Unis ont préféré laisser la situation se crisper, et jouer la montre avec la fin de l’intérim de l’ancienne bras droit de Ghassan Salamé fin septembre.

Ainsi, les Britanniques présenteront au vote ce dimanche une résolution renouvelant le mandat de la Manul pour un an. Elle prévoit qu’elle sera pilotée par un « émissaire politique », secondé par un « coordinateur » en charge des opérations au jour le jour.

À lire aussi : Libye: l’ONU reconnaît des difficultés pour nommer un successeur à Ghassan Salamé

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