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Les Églises sud-africaines dénoncent la corruption généralisée du pays

Un prête de l'Église catholique en Afrique du Sud le 9 avril 2020 à Mabopane.
Un prête de l'Église catholique en Afrique du Sud le 9 avril 2020 à Mabopane. AFP Photos/Phill Magakoe
Texte par : RFI Suivre
3 mn

De nombreuses voix se sont élevées face à la gestion des fonds dédiés à la lutte contre le Covid-19, et la corruption généralisée. Ce mardi 15 septembre, c’est le Conseil des églises d’Afrique du Sud (SACC) qui a souhaité dénoncer ces pratiques de corruption.

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Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

Des évêques, des révérends, et d’autres représentants de différentes églises chrétiennes s’étaient donné rendez-vous, pancartes à la main, ce mardi. Ils ont organisé un temps de silence et de recueillement, dans plusieurs villes du pays comme au Cap ou à Pretoria, restant « sans discours face à ce niveau d’escroquerie révoltant » selon les mots du secrétaire général du conseil.

Les Églises sud-africaines en pointe contre la corruption de l'État

Les responsables religieux avaient déjà élevé la voix au cours des dernières semaines, pour s’offusquer des pratiques de corruption qui perdurent au sommet de l’État, et des conséquences sur les vies des plus vulnérables en temps de Covid-19. Matériel de protection surfacturé, ou jamais livré, contrats publics alloués à des proches du pouvoir... les affaires impliquant l’ANC se sont multipliées depuis le début de la pandémie. Et les autorités enquêtent actuellement autour des agissements de près de 700 entreprises.

►À lire aussi : Afrique du Sud: l'équipement manque au personnel et ferait l'objet de corruption au sommet

Cette fois-ci, ils profitent du mois dédié au patrimoine en Afrique du Sud, pour lancer le slogan « la corruption n’est pas notre héritage », et dénoncer l’idée qu’elle serait inscrite dans l’ADN du pays.

Le Conseil des Eglises n’en est pas à sa première prise de position face à la corruption : l’institution, qui a joué un rôle important dans la lutte anti-apartheid, dénonçait déjà sous Jacob Zuma la prise de contrôle de l’État par une élite, et avait appelé à la démission de l’ancien président. L’organisation espère cette fois-ci que Cyril Ramaphosa saura réagir à temps, et souhaite pour l’instant préserver le dialogue avec le président.

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